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Ottawa veut savoir ce qui menace trois mammifères marins

Un épaulard adulte a la tête relevée, à sa gauche un animal plus jeune saute, on lui voit le haut du corps et l'aileron. En arrière-plan, au loin, la côte avec quelques bâtiments.
En 23 ans, le nombre d'épaulards a chuté de 96 à 74 dans les eaux du sud de la Colombie-Britannique. Photo: Tasli Shaw/Steveston Seabreeze Adventures
Radio-Canada

Le gouvernement fédéral investit 3 millions de dollars sur cinq ans pour mieux comprendre les menaces qu'encourent les épaulards de la côte ouest, la baleine noire de l'Atlantique et le béluga de l'estuaire du Saint-Laurent.

Avec ce financement pour des initiatives de recherche à travers le pays, Ottawa espère démontrer qu'il a à coeur la protection des mammifères marins menacés.

Le ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière, Jonathan Wilkinson, rappelle que la population des épaulards dans les eaux britanno-colombiennes ne cesse de décliner.

« Le nombre de baleines a chuté de 96, en 1996, à 74 dans les eaux du sud de la Colombie-Britannique », a-t-il souligné lors d’une conférence de presse à Vancouver vendredi.

Selon lui, il faut continuer d'investir pour protéger cette espèce menacée, mais aussi la baleine noire de l'Atlantique et le béluga de l'estuaire du Saint-Laurent.

3 espèces, 3 types de menaces

Les 3 millions de dollars d'Ottawa pour l'initiative Science pour l'avenir des mammifères marins seront partagés parmi trois universités canadiennes : l’Université de la Colombie-Britannique (UBC), l'Université Dalhousie et l'Université du Québec à Montréal (UQAM). Au moins 24 emplois seront créés pour effectuer les recherches.

Les chercheurs de l’UQAM étudieront l’exposition des bélugas de l’estuaire du Saint-Laurent aux contaminants marins et évalueront les répercussions sur cette population.

À Dalhousie, l'argent servira à la mise au point de technologies d’évaluation et de surveillance de la baleine noire de l’Atlantique Nord afin de quantifier les risques et élaborer des solutions pour les protéger.

En Colombie-Britannique, les scientifiques tenteront de déterminer à quel point la nuisance sonore des bateaux empêche les épaulards résidents du Sud de trouver une quantité suffisante de leur proie préférée, le saumon quinnat.

Le ministre Wilkinson a toutefois dû répondre à l'accusation que son propre gouvernement nuira à la santé des épaulards, compte tenu de son appui au projet d'oléoduc Trans Mountain qui multiplierait par sept le nombre de pétroliers naviguant dans le détroit de Georgia.

Il a répondu que le trafic maritime est déjà dense dans le sud de la province.

« C'est un problème qui est beaucoup plus vaste qu'un projet. Et nous devons avoir les réponses pour le grand problème. »

Avec des informations de Noémie Moukanda

Protection des espèces

Environnement