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Initiatives scolaires pour avancer vers la réconciliation entre les peuples

Cinq jeunes et un homme donnent un concert de tambour dans une salle, sous le regard d'autres personnes.
Ryan Arcand a fondé un club de tambour pour permettre aux élêves autochtones de renouer avec leurs racines à Saint-Albert. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

« Renforcer la compréhension culturelle, l'empathie et le respect mutuel avec les peuples autochtones » : c'est une des missions que la Commission de vérité et réconciliation a données au système scolaire canadien, il y a maintenant trois ans. Des écoles albertaines ont partagé quelques-unes des initiatives qu'elles ont mises en place pour y parvenir.

Depuis le printemps dernier, Ryan Arcand, de la Première Nation Alexander, se rend régulièrement à l’École Sir George Simpson à Saint-Albert. Il y a fondé un club de tambour pour permettre aux élèves autochtones de renouer avec leurs traditions.

« On commence à faire avancer ce projet à Saint-Albert et c’est merveilleux », dit-il. Il se réjouit de voir les initiatives du genre se multiplier pour les élèves autochtones comme pour les autres.

À l’école d’immersion Montrose, à Grande Prairie, la chercheure Eva Lemaire teste l’utilisation de contenus en mitchif (la langue des Métis) pour enseigner certaines parties du programme scolaire.

Léa Dorion, artiste peintre et enseignante métisse, a quant à elle vendu deux de ses oeuvres au département d’éducation du campus Saint-Jean de l’Université de l’Alberta, qui s’en sert comme outil pédagogique pour les enseignants qu’il forme.

« On voit qu’il y a différentes avenues qui sont empruntées pour répondre aux recommandations de la Commission de vérité et de réconciliation », dit la vice-doyenne de ce département, Martine Cavanagh.

Le système scolaire comme outil de réconciliation

Le rapport final de la Commission, publié en 2015, contenait neuf recommandations pour le système d’éducation. Certaines d’entre elles, concernant le financement ou les programmes scolaires provinciaux, relèvent des gouvernements. D’autres, comme le partage d'idées pour renforcer l’empathie et le respect mutuel, se retrouvent entre les mains des enseignants et des écoles.

Toutes ont le même but : transformer le système scolaire en outil de réconciliation entre les peuples, plutôt qu’en outil d’oppression.

Cela passe notamment par l'intégration d'enseignements sur les pensionnats et les traités dans les cours d’Histoire, qui les ont, pour la plupart, totalement occultés.

« Ça c’est le volet « vérité », faire la lumière sur les événements qui se sont passés », explique Martine Cavanagh. « La deuxième étape, c’est vraiment d’entrer en relation avec ces peuples autochtones, pour découvrir la beauté de leurs cultures et de leurs valeurs ».

C'est justement cette culture que Ryan Arcand veut faire redécouvrir à ses jeunes joueurs de tambours. Mais s'il y a une chose qu'il voudrait que tous les élèves apprennent de l'ensemble des initiatives de réconciliation, c’est de se comprendre les uns les autres.

« Éduquons-les, apprenons-leur à ramer dans la même direction », conseille-t-il.

Le ministre de l’Éducation de l'Alberta, David Eggen, a déjà apporté certains changements au programme scolaire pour y inclure l’apprentissage des réalités autochtones. Le gouvernement dit qu’il développe le reste de ce programme en collaborant avec les aînés inuits, métis et des Premières Nations.

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