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Sainte-Adèle veut faire un parc au mont Loup-Garou

La Ville souhaite acheter la montagne pour préserver l'accès aux sentiers pour les générations futures. Sur la photo un panneau sur lequel est écrit: «Terrain privé, défense de passer» est planté devant le mont Loup-Garou.
La Ville souhaite acheter la montagne pour préserver l'accès aux sentiers pour les générations futures. Photo: Radio-Canada / René Saint-Louis
René Saint-Louis

La Ville de Sainte-Adèle veut acheter le mont Loup-Garou qui, avec ses 500 mètres, est le plus haut sommet de la MRC des Pays-d'en-Haut. Son objectif : le protéger du développement résidentiel et en faire un parc.

Le mont Loup-Garou est un des rares lieux de la région où il n'y a encore aucun développement.

La montagne appartient à neuf propriétaires qui, depuis des années, laissent les amateurs de plein air utiliser leurs terrains pour faire du ski, de la raquette, de la randonnée ou du vélo de montagne.

En en faisant l’acquisition, Sainte-Adèle pourra vraiment avoir les moyens de ses ambitions, fait valoir sa mairesse, Nadine Brière.

« 90 % de notre réseau de plein air ne nous appartient pas, expose-t-elle. En acquérant plusieurs terres – on parle d’environ 810 acres – nous allons vraiment pouvoir être positionnés comme une ville de plein air, et on n’aura plus peur de perdre des tronçons de sentiers chaque année comme c’est le cas. »

Un emprunt critiqué

Pascal Morin et ses deux filles font partie des citoyens de Sainte-Adèle qui appuient l'achat du mont Loup-Garou par la Ville. Pascal Morin et ses deux filles font parti des citoyens de Sainte-Adèle qui appuient l'achat du mont Loup-Garou par la ville. Photo : Radio-Canada / René Saint-Louis

L’opération coûtera 3 millions de dollars, soit 2,4 millions pour l’achat des terrains et 600 000 $ pour les installations : toilettes, bloc de fartage pour le ski, construction de stationnements, etc.

C'est beaucoup d'argent pour une ville de 12 000 habitants, mais la Municipalité doit agir pour protéger le dernier sommet encore vierge de la région, estime le président de l'organisme Plein Air Sainte-Adèle, Philip Malette.

« Je trouve qu’il est moins une. C’est le temps ou jamais de le faire. Ce n’est pas demain que ça va devenir moins dispendieux de racheter ces terres-là », dit-il.

Plein Air Sainte-Adèle et la Chambre de commerce de Sainte-Adèle, tous deux financés par la municipalité, sont en faveur du projet.

Mais certains citoyens ne sont pas d’accord. Ils trouvent que la Ville n’a pas les moyens d’assumer cet achat.

Ils ont signé un registre pour demander la tenue d'un référendum sur l’opportunité pour la Ville de faire un emprunt de 3 millions de dollars. Il fallait que 1113 personnes signent le registre, mais seulement 416 l’ont fait.

Il est vrai que Sainte-Adèle a un taux d’endettement plus élevé que la moyenne.

Il est de 56 %, comparé à 33 % en moyenne pour les autres villes de la MRC des Pays-d’en-Haut, et de 36 % en moyenne dans les villes du Québec, selon le dernier profil financier des villes du Ministère des Affaires municipales et de l'Habitation.

D'autres sources de financement recherchées

La Municipalité croit que l’achat du mont Loup-Garou est un investissement nécessaire, qui lui permettra d’attirer des amateurs de plein air et de conserver ses commerces.

La mairesse est également convaincue qu’en fin de compte, le coût pour les contribuables sera moins élevé que 3 millions de dollars.

« On veut aller chercher des subventions du gouvernement, des dons, des commandites, indique-t-elle. On veut faire une campagne de sociofinancement. Toutefois, pour pouvoir aller chercher le plus de subventions possible, les différentes fondations du gouvernement nous demandaient de montrer notre bonne foi et de montrer qu’on était capable de faire un règlement d’emprunt afin de faire ces acquisitions de terrains. »

Elle assure que lorsque viendra le temps de calculer ce que devront payer les contribuables, les subventions et autres sommes obtenues seront retranchées des 3 millions de dollars de l’emprunt.

Grand Montréal

Politique municipale