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Une première journée de grève pour les doctorants en psychologie de l’Université de Sherbrooke

Sur une quarantaine d'internes inscrits l'an prochain, la moitié n'aurait pas accès à la bourse de 25 000 $ promise par Québec. Ici, on voit une affiche du département de psychologie de l'Université de Sherbrooke.

Sur une quarantaine d'internes inscrits l'an prochain, la moitié n'aurait pas accès à la bourse de 25 000 $ promise par Québec.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Ils étaient 200 doctorants en psychologie à être en grève vendredi à l'Université de Sherbrooke (UdeS). Les étudiants dénoncent le manque de bourses pour leur internat en milieu public ou communautaire.

Cette journée est la première de trois; deux autres sont prévues jeudi et vendredi prochains.

Selon les calculs de la Fédération des doctorant(e)s en psychologie du Québec (FIDEP), au moins 21 étudiants de l’UdeS qui ont choisi de faire leur internat dans un milieu public ou communautaire n’auront pas droit à une bourse de 25 000 $ de la part de Québec.

C’est zéro dollar au lieu de 25 000 $ pour réaliser 1600 heures de travail, donc c’est de c’est faire 80 % de la tâche d’un psychologue et être rien du tout, donc vivre sur ses économies et sur sa marge de crédit, explique la porte-parole du Regroupement des étudiants des cycles supérieurs en psychologie de l’UdeS (REESPUS), Raphaëlle Paradis-Lavallée.

En 2017, le ministère de l'Éducation a pourtant débloqué 250 bourses de 25 000 $ par année durant trois ans. L'entente doit être revue l'an prochain, mais en attendant, il manque d’argent dans le programme.

Un programme qui doit être révisé, disent les doctorants

La direction de l’UdeS a proposé de passer par un désistement des étudiants ou par tirage. Or, la demande des doctorants est toute autre.

On demande qu’il y ait un réinvestissement pour que tous les internes puissent avoir les bourses en 2019-2020, donc dès l’année prochaine, et aussi qu’on ait une meilleure entente pour que le problème ne se reproduise pas, résume la porte-parole.

C’est des montants substantiels, surtout quand on est aux études. C’est en fait nos revenus principaux, soutient pour sa part Delphine Séguin, doctorante en psychologie et présidente du REESPUS.

Je pense que tous les étudiants au doctorat méritent d’avoir cette compensation qui était prévue et que tous les étudiants s’attendaient à avoir aussi. Et en fait, c’est d’investir dans la santé mentale, poursuit-elle.

L’Université Laval et l’Université du Québec à Trois-Rivières ont également voté des moyens de pression pour contester le manque de bourses. Le 20 mars, une journée de manifestation est d’ailleurs prévue devant l’Assemblée nationale.

En tout, la FIDEP estime qu'au moins 54 internes se retrouveraient sans la précieuse bourse de 25 000 $ l'an prochain. La Fédération estime l'investissement nécessaire à 1 million de dollars.

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