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Les Québécoises plus présentes dans les C.A. qu'en politique

Une femme parle à plusieurs personnes réunies autour d'une table.

Les femmes sont de plus en plus nombreuses à siéger au sein des conseils d'administration de l'ensemble des sociétés d'État.

Photo : getty images/istockphoto / fizkes

Radio-Canada

Les femmes sont de plus en plus nombreuses à siéger aux conseils d'administration de l'ensemble des sociétés d'État, selon les données du dernier rapport annuel du Secrétariat aux emplois supérieurs (SES).

La représentation des femmes est passée de 27 % en décembre 2005 à 55,6 % en décembre 2018, selon les statistiques mentionnées dans le rapport.

Si ces statistiques sont encourageantes lorsqu'il s'agit des sociétés d'État, elles ne sont pas reluisantes en politique, notamment en politique municipale.

8 mars oblige, la Fédération québécoise des municipalités (FQM) a décidé de se doter d'une politique d'égalité et de parité. Elle en a fait l’annonce vendredi en présence de la ministre responsable de la Condition féminine, Isabelle Charest.

La FQM, qui a reçu une aide financière de 400 000 $ pour l'élaboration de cette politique, devra atteindre la « zone paritaire », au moins 40 % d'hommes comme de femmes, au sein des différents comités de la fédération.

Selon le plus récent relevé du ministère des Affaires municipales, en 2017, les femmes n'occupaient que 34,5 % des postes de conseillers et 18,8 % des postes de maires, pour une moyenne de 32,3 % des élus municipaux.

Le Collectif 8 mars

La ministre responsable de la Condition féminine a aussi rencontré le Collectif 8 mars, qui demande un réinvestissement « massif » dans les services publics.

Or, la ministre a confirmé un réinvestissement en santé et en éducation, mais elle ne l'a pas chiffré, puisque le budget du gouvernement ne sera présenté que dans une douzaine de jours.

Il y a des réinvestissements qui seront faits. Mais, de façon spécifique, comment ça va cibler les revendications du Collectif? On le verra. Mais ce qui est sûr, c'est que la priorité en santé et en éducation, elle est là pour le gouvernement.

Isabelle Charest, ministre responsable de la Condition féminine

Le Collectif 8 mars fait valoir que les femmes représentent la majorité des travailleurs du secteur public, surtout en santé et en éducation, et qu'elles ont donc été plus durement touchées par les restrictions budgétaires des dernières années.

Le Collectif, qui regroupe la Fédération des femmes du Québec, le groupe Femmes de diverses origines et plusieurs organisations syndicales, réclame aussi l'augmentation du salaire minimum à 15 $, une mesure qui toucherait particulièrement les femmes, puisque 6 travailleurs au salaire minimum sur 10 sont des femmes.

Dernier fait d'armes de la ministre en ce 8 mars, Isabelle Charest annonce que huit pionnières québécoises sont désignées comme personnages historiques en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel.

Il s'agit de Marie Lacoste-Gérin-Lajoie, Idola Saint-Jean, Thérèse Casgrain, Marie-Aveline Bengle, Irma LeVasseur, Maude Abbott, Laure Gaudreault et Elizabeth Carmichael Monk.

« Un trop grand nombre de femmes qui ont joué un rôle important dans l'histoire du Québec restent toutefois méconnues. Elles sont sous-représentées dans les livres d'histoire, la toponymie, dans les désignations officielles. Elles sont également encore sous-représentées en politique », a rappelé la ministre responsable de la Condition féminine, Isabelle Charest.

Avec les informations de La Presse canadienne

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