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La capsule de SpaceX amerrit sans accroc

Les images en direct de la NASA ont montré l'ouverture sans accroc des parachutes, avec un amerrissage à 8 h 45 à environ 370 km des côtes de Floride.

Photo : Associated Press

Agence France-Presse

La nouvelle capsule Crew Dragon de SpaceX a amerri vendredi avec succès dans l'océan Atlantique après plus de six jours dans l'espace, terminant sa mission de démonstration pour la NASA en vue de la reprise des vols habités américains.

Lancée samedi dernier du centre spatial Kennedy en Floride, Dragon s'était amarrée dimanche à la Station spatiale internationale (SSI), avant de s'en détacher tôt vendredi.

Les images en direct de la NASA ont montré l'ouverture sans accroc des parachutes, avec un amerrissage à 8 h 45 (heure de Cape Canaveral), à l'heure exacte prévue, à environ 370 km des côtes de Floride.

« Dragon est revenue sur la planète Terre, elle est de retour à la maison », a annoncé la commentatrice de SpaceX dans la retransmission en direct.

« Bon amerrissage de Dragon confirmé! » a-t-on pu lire sur la page Twitter de SpaceX.

La capsule Crew Dragon s'est désamarrée de la Station spatiale internationale à 2 h 32 (heure de Montréal), après le feu vert du Centre spatial Johnson à Houston, au Texas. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La capsule Crew Dragon s'est désamarrée de la station spatiale internationale à 2 h 32 (heure de Montréal), après le feu vert du Centre spatial Johnson à Houston, au Texas.

Photo : Associated Press

La mission visait à démontrer la fiabilité et la sûreté du véhicule que des astronautes américains doivent utiliser d'ici la fin de l'année pour se rendre à la SSI.

Elle s'est déroulée sans incident. La capsule Dragon s'était amarrée automatiquement dimanche sans endommager la station, et les trois membres d'équipage actuels de la SSI, dont le Québécois David Saint-Jacques, ont pu pénétrer dans la capsule.

Le retour était retransmis entièrement grâce notamment à une caméra embarquée dans Dragon. À l'aller, SpaceX n'avait pas diffusé en direct d'images de l'intérieur de la capsule.

Seul un mannequin se trouve à bord, baptisé Ripley. Le premier vol habité à bord de Dragon est prévu officiellement en juillet avec deux astronautes, mais la date pourrait être reportée à plus tard cette année.

Une mission historique

La capsule Dragon est amarrée à lastation spatiale internationale. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La capsule Dragon s'était amarrée automatiquement dimanche sans endommager la station, et les trois membres d'équipage actuels de la station spatiale internationale ont pu pénétrer dans la capsule.

Photo : Associated Press

Toute la semaine, la NASA et le gouvernement de Donald Trump ont célébré le caractère historique de la mission.

Il s'agissait de la première fois qu'un véhicule habitable privé s'amarrait à la SSI. C'était aussi le premier lancement d'un vaisseau pour humains à partir des États-Unis en 8 ans.

Dragon marque aussi le retour à un format « vintage » : elle est la première capsule américaine conçue depuis Apollo dans les années 1960 et 1970. Une capsule n'a pas d'ailes : elle tombe et n'est ralentie que par des parachutes, comme les Soyouz, qui atterrissent dans les steppes du Kazakhstan.

Le précédent vaisseau américain, la navette, revenait atterrir comme un avion. Les navettes ont transporté les astronautes américains de 1981 à 2011, mais leur coût s'est révélé prohibitif, et deux des quatre navettes initiales ont eu des accidents catastrophiques, tuant 14 membres d'équipage.

Après leur retraite, le gouvernement américain s'est tourné, sous Barack Obama, vers SpaceX et Boeing pour développer des taxis pour la SSI. La NASA n'assume plus la totalité des coûts et achète le service. Le programme a pris trois ans de retard.

La collaboration russe

La fusée de la société américaine SpaceX a décollé le vendredi 1er mars du Centre spatial Kennedy, en Floride, pour tenter de placer en orbite la nouvelle capsule Crew Dragon. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La fusée de la société américaine SpaceX a décollé du Centre spatial Kennedy, en Floride, pour tenter de placer en orbite la nouvelle capsule Crew Dragon

Photo : Associated Press / Terry Renna

En attendant que ces nouvelles capsules soient opérationnelles, les Russes ont l'exclusivité de l'accès humain à la SSI. La NASA leur achète des sièges pour ses astronautes, qui s'entraînent avec les cosmonautes russes.

Avec Dragon et le Starliner de Boeing, qui n'a pas encore été testé, la NASA n'aura plus besoin de la Russie.

L'agence spatiale russe Roskosmos ne semblait guère enthousiaste. Alors que le monde spatial félicitait SpaceX et la NASA samedi dernier, l'agence a tweeté, le lendemain, des félicitations à la NASA (pas à SpaceX), mais a tenu à souligner que « la sûreté des vols devait être irréprochable », allusion aux objections techniques qu'avaient soulevées les Russes sur la procédure d'approche de Dragon vers la SSI.

Les agences spatiales professent toutefois que la coopération est excellente.

À terme, a dit le directeur du Centre spatial Johnson de la NASA, Mark Geyer, les astronautes américains continueront d'apprendre le russe, et vice-versa.

« Il y aura un Russe dans nos vols, et nous aurons toujours un Américain dans les Soyouz, car nous voulons toujours avoir un équipage intégré, au cas où il y aurait un problème dans l'un ou l'autre des systèmes. »

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