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Karaté-curling, badminton-haltérophilie : participer aux Jeux du Québec dans deux disciplines

Coraly Potvin lors de sa partie de badminton
Coraly Potvin lors de sa partie de badminton Photo: Radio-Canada / Guillaume Croteau-Langevin
Guillaume Piedboeuf

Chaque finale des Jeux du Québec regorge de jeunes athlètes au talent naturel. Mais difficile de faire plus polyvalent que Coraly Potvin et Étienne Vallée. La première représente le Saguenay-Lac-Saint-Jean au badminton et en haltérophilie, cette semaine, alors que le deuxième pratique le karaté en plus d'être sur l'équipe de curling de la Côte-Nord.

Je m’entraine au badminton le lundi et le mercredi, et en haltérophilie le mardi et le jeudi. Ça fait de grosses semaines et, la fin de semaine, je travaille, lance en souriant Coraly Potvin lorsque questionnée sur la difficulté de pratiquer ses deux sports à un haut niveau.

Membre de la délégation du Saguenay-Lac-Saint-Jean, l’adolescente est une des rares athlètes des Jeux du Québec présente pour les neuf jours de compétition.

Alors que les autres membres de son équipe de badminton faisaient leurs bagages, mardi, à l’issue du premier bloc de compétition, Coraly est plutôt restée au Centre des congrès avec l’équipe d’haltérophilie.

Il n’y a pas vraiment de lien entre les deux sports. J’ai commencé le badminton plus jeune. Puis là j’avais une amie qui fait de l’haltérophilie qui voulait vraiment que j’aille l’essayer avec elle. Je suis allé il y a environ six mois et j’ai bien aimé ça, raconte celle qui a pris le 15e rang de l’épreuve de badminton en double avec sa coéquipière Rosalie Guay, puis le 5e rang à l’épaulé-jeté chez les 49 kilogrammes.

Entrainée en patinage de vitesse

Réussir à se qualifier pour les Jeux en si peu de temps en haltérophilie est particulièrement impressionnant considérant qu’il ne suffit pas d'être dans les meilleures de sa région. Il faut réaliser certains standards.

La jeune athlète croit que ce sont ses jambes fortes, qu’elle a développées durant huit ans à pratiquer le patinage de vitesse, qui l’ont aidé dans son nouveau sport. Son entraîneur, Stéphane Houde, souligne pour sa part sa compréhension des mouvements techniques et ses capacités d'apprentissage.

Étienne Vallé lors de son kataÉtienne Vallée lors de son kata Photo : Radio-Canada / Guillaume Croteau-Langevin

Du kata à la brosse

Membre de la délégation de la Côte-Nord, Étienne Vallée est bien placé pour comprendre Coraly Potvin. C’est beaucoup de travail. Je le sais bien.

Lui aussi pratique deux sports qui n’ont, à première vue, rien de similaire. Après avoir participé à l’épreuve de karaté durant le premier bloc des jeux, voilà qu’il était sur la glace avec l’équipe de curling de sa région, jeudi.

Il y peut-être l’aspect endurance qui est similaire lorsqu’on fait un kata et que l’on brosse au curling, mais sinon c’est complètement différent. Ce sont deux opposés, reconnait-il.

Il aime les deux sports pour des raisons différentes. Au karaté, ce que j’aime, c’est vraiment les combats. Au curling, je dirais que c’est l’esprit d’équipe.

Lequel préfère-t-il? Je ne peux pas répondre à ça. Mes entraîneurs ne seront pas contents, répond-il en riant.

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