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  • Archives
  • Il y a 30 ans, une catastrophe aérienne endeuillait Dryden

    Image en noir et blanc de la carcasse de l'avion d'Air Ontario qui s'est écrasé le 10 mars 1989 pres de Dryden.
    Le 10 mars 1989, un écrasement d'avion près de la ville de Dryden en Ontario fait 24 morts. Photo: Radio-Canada
    Radio-Canada

    Le 10 mars 1989, un avion d'Air Ontario s'écrase tout près de la ville ontarienne de Dryden, faisant 24 morts. Nos archives nous rappellent ce terrible accident et les modifications à la sécurité aérienne que le Canada a dû apporter par la suite.

    Une tragédie frappe dans le nord-ouest de l’Ontario

    Téléjournal, 11 mars 1989

    Comme le raconte le journaliste Marc Boutet dans son reportage présenté le 11 mars 1989 au Téléjournal qu'anime Suzanne Laberge, le temps était exécrable et il neigeait abondamment l’après-midi du 10 mars 1989 sur la ville de Dryden.

    Un avion de la compagnie Air Ontario décolle de l’aéroport régional de Dryden dans le nord-ouest de l'Ontario. Il s’écrase après 49 secondes de vol dans les bois entourant cette ville.

    L’accident tue 24 des 69 passagers et membres d’équipage du vol 1363.

    Immédiatement, c’est le branle-bas de combat dans la ville de 6500 habitants.

    Les membres du club de motoneige et les pompiers volontaires se portent au secours des passagers coincés dans les décombres.

    Le personnel de l’hôpital de Dryden, de son côté, soigne avec diligence les 45 blessés. En novembre 1988, les citoyens de la ville de Dryden avaient fait un exercice pour se préparer à un accident aérien.

    Une enquête complexe sur un accident évitable

    Le lendemain, comme le raconte le journaliste Marc Boulet, l’enquête débute pour connaître les causes de la tragédie.

    Téléjournal, 12 mars 1989

    Dans le reportage que le journaliste présente au Téléjournal le 12 mars 1989 et qu’anime Suzanne Laberge, on comprend que la tâche des enquêteurs ne sera pas aisée.

    Les boîtes noires, dans lesquelles se trouvent les enregistrements du vol de l’avion, ont fondu et sont inutilisables.

    Quant aux victimes, elles ne peuvent être identifiées qu’en examinant leurs dossiers dentaires.

    Mais qu’est-ce qui a bien pu se passer pour qu’une telle tragédie se produise?

    Montréal ce soir, 8 décembre 1989

    La journaliste Céline Galipeau l’explique dans un reportage présenté au Montréal ce soir le 8 décembre 1989 et qu’anime Marie-Claude Lavallée.

    Les enquêteurs découvrent les origines de l’accident entre autres grâce au témoignage de l’agente de bord Sonia Hartwick.

    Les ailes de l’avion étaient couvertes de glace. Le pilote n’a pas jugé bon de la faire enlever. On sait tous ce qui s’est passé après.

    On comprend qu’à la fin de l’automne 1989, le commissaire-enquêteur Virgil Mochansky n’a pas hésité, même si son travail n’était pas terminé, à soumettre trois recommandations au gouvernement canadien.

    Les grands froids arrivaient et il fallait proposer des modifications pour accroître la sécurité aérienne en hiver.

    Le commissaire Mochansky recommande le dégivrage obligatoire des ailes des avions comme c’est le cas aux États-Unis depuis 37 ans.

    Par ailleurs, les pilotes d’avion devront procéder à une inspection systématique de leurs appareils avant le décollage.

    Finalement, l’équipage doit être mieux formé sur les dangers que constitue le givre.

    Ces recommandations ont toutes été acceptées par le ministre des Transports du Canada Benoît Bouchard.

    Des recommandations sur l’utilisation de produits pour dégivrer les avions et d’autres règles sur la sécurité générale des vols ont aussi été ajoutées au Règlement de l’aviation canadien en réponse à cette tragédie.

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