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« Je ne suis pas un monstre », lance Dennis Oland à son procès pour meurtre

Dennis Oland arrive au palais de justice de Saint-Jean pour le deuxième jour de son témoignage, dans le cadre de son procès pour meurtre.

Dennis Oland arrive au palais de justice de Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, pour le deuxième jour de son témoignage, dans le cadre de son procès pour meurtre.

Photo : Radio-Canada / Brett Ruskin

Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

« C'est ridicule. Je ne suis pas un monstre. Je ne ferais pas cela à mon père ou à qui que ce soit. » Dennis Oland a ainsi répondu jeudi, à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, à l'accusation de meurtre non prémédité qui pèse contre lui.

Le conseiller en investissement de 51 ans a témoigné pour une deuxième journée, dans le cadre de son procès pour meurtre.

Il est accusé d’avoir violemment tué son père, le multimillionnaire Richard Oland, en juillet 2011.

Les bras croisés et l’air parfois contrarié, l’accusé a répondu aux questions de son avocat d’une voix douce.

Dennis Oland a longtemps parlé de sa relation avec son père et donné des détails sur ses problèmes financiers. Il devait notamment beaucoup d’argent à Richard Oland, qui lui avait prêté plus d’un demi-million de dollars.

Dennis Oland témoigne à son procès pour meurtre au palais de justice de Saint-Jean.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Dennis Oland témoigne à son procès pour meurtre, au palais de justice de Saint-Jean.

Photo : Radio-Canada / Catherine Allard

Dennis Oland répond aux accusations qui pèsent contre lui

Son avocat, Michael Lacy, lui a demandé de répondre aux accusations faites par la Couronne lors du procès : s’il avait battu son père à mort, s’il avait apporté une arme dans le bureau de son père pour le tuer et s’il avait attaqué son père d’une quarantaine de coups avec un objet tranchant. À toutes ces questions, Dennis Oland a répondu non.

Michael Lacy lui a également demandé s’il s’était changé avant ou après avoir rendu visite à son père le soir du meurtre et s’il avait enfilé un vêtement protecteur (pour éviter d’être couvert de sang). Dennis Oland a, là encore, répondu non. De petites traces de sang de la victime ont été retrouvées sur le veston qu'il portait lorsqu'il a rendu visite à Richard Oland.

Cette image, prise d'une vidéo de surveillance, montre Dennis Oland portant des pantalons beiges et un veston foncé, le soir où son père aurait été tué. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Cette image, prise d'une vidéo de surveillance, montre Dennis Oland portant des pantalons beiges et un veston foncé, le soir où son père aurait été tué.

Photo : Pièce à conviction

L’accusé a également affirmé qu’il n’avait pas jeté quoi que ce soit dans l’eau lorsqu’il s’est rendu au quai Renforth et qu’il n’avait pas pris le téléphone cellulaire de son père.

La police a cru, lors de l’enquête, que l’accusé s’était rendu au quai Renfort, près de chez lui à Rothesay, pour se débarrasser de l’arme du crime et du cellulaire de la victime. Rien n’a jamais été retrouvé.

La salle de cour était encore une fois pleine à craquer, jeudi. En plus des membres de la famille Oland et d'une douzaine de journalistes, de nombreux membres du public se sont déplacés pour entendre ce témoignage très attendu.

L'accusé a commencé à témoigner mercredi en fin d’après-midi. D’entrée de jeu, il a dit : Je veux blanchir mon nom. C'est important que les gens m'entendent dire de ma propre voix que je n'ai pas tué mon père.

Richard Oland a été trouvé sans vie le matin du 7 juillet 2011 dans son bureau du centre-ville de Saint-Jean.

L'homme d'affaires de 69 ans, ancien dirigeant de la brasserie Moosehead, avait été battu à mort.

Son fils, Dennis Oland, a été inculpé de meurtre au deuxième degré en 2013.

Il a été condamné en 2015, mais le verdict du jury a été annulé en appel en 2016, et un nouveau procès a été ordonné.

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