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Accueil d’immigrants : le Nouveau-Brunswick doit accroître ses efforts, selon un intervenant

Des immigrants de différentes origines prêtent serment.
Le Nouveau-Brunswick perd plus de travailleurs qu'il n'en gagne grâce à l'immigration à l'heure actuelle, selon le rapport présenté par le Conseil multiculturel. Photo: iStock / iStock
Pierre-Philippe LeBlanc

Le Nouveau-Brunswick doit attirer plus d'immigrants pour répondre aux besoins de main-d'œuvre découlant du départ à la retraite de plus en plus de travailleurs, estime le Conseil multiculturel du Nouveau-Brunswick.

C’est l’une des conclusions d’une étude commandée par l’organisme et effectuée par le consultant David Campbell, président de Jupia Consultants. Son étude repose largement sur des données de Statistique Canada.

La population active de la province comptait 7900 immigrants de plus en 2018 qu'en 2013, selon le rapport, mais elle a perdu durant la même période 18 400 travailleurs nés au Canada. La hausse du nombre d'immigrants, ces dernières années, n'a donc pas suffi à répondre aux besoins de la province.

Les indicateurs économiques nous disent qu’il y a à peu près 120 000 départs dans les prochains 10 ans de baby-boomers qui ne seront remplacés que par 76 000 [diplômés], de jeunes Néo-Brunswickois des écoles. Si on assume qu’on a une rétention de 100 % des étudiants dans la province, ce qui n’est pas nécessairement vrai, ça porte à croire que la différence serait comblée par l’immigration, affirme le président du Conseil multiculturel du Nouveau-Brunswick, Moncef Lakouas.

Selon le rapport de David Campbell, 6960 nouveaux immigrants travaillaient au Nouveau-Brunswick en 2016. Ils ont gagné des salaires de 276 millions de dollars et généré 441 millions de dollars pour le produit intérieur brut de la province.

Le Conseil multiculturel espère que le gouvernement augmentera ses investissements pour attirer plus d’immigrants.

Ce qu’on veut, éventuellement, c’est une stratégie d’immigration qui fonctionne pour le Nouveau-Brunswick, à savoir des gens qui sont fiers de rester au Nouveau-Brunswick, mais qui [pourvoient] des emplois satisfaisants qui riment avec leurs compétences professionnelles.

Moncef Lakouas, président du Conseil multiculturel du Nouveau-Brunswick

Les immigrants ont encore des obstacles à surmonter pour faire reconnaître leurs compétences professionnelles au Nouveau-Brunswick. Tous les intervenants devraient se concerter pour faciliter l'intégration des immigrants au marché du travail, recommande Moncef Lakouas.

Et la façon qu’on va les retenir plus qu’aujourd’hui, c’est de s’assurer que les équivalences sont reconnues, s’assurer que les investisseurs trouvent des occasions d’investir, que les étudiants internationaux peuvent accéder facilement à la résidence permanente et trouver de l’emploi dans leur domaine, et, évidemment, qu’on n’oublie pas que les réfugiés sont aussi une source incroyable de dynamique économique, sociale et culturelle, explique Moncef Lakouas.

Les entreprises de la province ne peuvent prospérer sans un bassin croissant de travailleurs, conclut l’étude de David Campbell.

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