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À la recherche du français dans le Maine

Deux jeunes dames avec de grands sourires

Natalie Baird et Jessamine Irwin se sont associées pour réaliser un documentaire sur la francophonie dans le Maine.

Photo : Natalie Baird

Radio-Canada

L'artiste manitobaine Natalie Baird et la professeure de français à l'Université de New York, Jessamine Irwin, partent à la recherche de francophones dans l'État du Maine, aux États-Unis. Elles projettent de faire un documentaire sur l'histoire du français dans cette région.

Pour Jessamine Irwin, son projet de documentaire a des racines personnelles.

« Je suis originaire du Maine et le français a toujours été présent dans ma vie », explique-t-elle.

C’est lorsqu’elle quitte son État natal qu’elle réalise qu’en dehors des frontières du Maine, peu de personnes savent que des francophones y vivent.

Naît alors l’idée de faire découvrir le français de cette région du monde.

« Comme je donne déjà un cours à ce sujet, j’avais commencé des entrevues audio avec mes étudiants l’année dernière », raconte Jessamine Irwin.

Le projet de la professeure va toutefois plus loin et elle envisage de réaliser un documentaire vidéo complet.

Elle contacte alors son amie manitobaine, artiste et enseignante à Art City, Natalie Baird. « On s’est connu il y a neuf ans quand on faisait des études à Angers, en France. C’était déjà le français qui nous avait réunies aussi », s’amuse cette dernière.

« Au lieu de juste lui donner des conseils, je lui ai proposé de la rejoindre dans le projet », ajoute-t-elle.

Pour Jessamine, Natalie est la personne de confiance qui lui fallait. « On a commencé ce week-end à Lewistone avec quatre entrevues », annonce l’initiatrice du projet.

« Ce qui se passe à Lewistone est assez intéressant. Il y a de nouveaux arrivants, avec des immigrants et des francophones d’Afrique de l’Ouest. Il y a cet échange, grâce au français, entre les nouveaux arrivants et les francophones qui ont perdu l’utilité de leur langue », souligne Jessamine Irwin.

Le duo veut également raconter l’histoire de francophones venus du Canada et attirés par les perspectives de prospérité économique avec les nombreuses usines de la région au 19e siècle.

« Beaucoup d’usines ont fermé aujourd’hui et les francophones se sont dispersés en cherchant du travail ailleurs », explique-t-elle.

La professeure de français rappelle aussi l'existence d’une discrimination envers les francophones.

« Les Français n’étaient pas bienvenus à l’époque. Beaucoup de personnes ont arrêté de parler français à cause de ça », souligne-t-elle.

Elle veut aujourd’hui montrer la diversité et la richesse du français en montrant que, malgré les divers accents et niveaux de langue, « tout le monde se comprend ».

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