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Une nouvelle stratégie pour garder le Canada en tête de file de l'exploration spatiale

Jeremy Hansen, dans sa tenue bleue de l'Agence spatiale canadienne, est accroupi devant des enfants pendant qu'une petite fille lui montre une affiche du programme « astronautes juniors».

L’astronaute Jeremy Hansen a pris le temps de discuter avec les jeunes élèves invités au dévoilement de la nouvelle stratégie spatiale du Canada, à Edmonon, mercredi.

Photo : Radio-Canada / Gabrielle Brown

Radio-Canada

Développer des technologies de pointe grâce à la recherche spatiale pour améliorer la qualité de vie des Canadiens et inviter les jeunes à se tourner vers les étoiles compteront parmi les priorités de l'Agence spatiale canadienne (ASC) dans les prochaines années. Celle-ci vient de dévoiler sa nouvelle stratégie nationale, quelques jours après l'annonce de la participation canadienne à la mission spatiale lunaire Lunar Gateway.

« Même si le Canada a une excellente réputation dans l’industrie spatiale, nous ne nous arrêterons pas là », assure le ministre fédéral de l'Innovation, des Sciences et du Développement économique.

Navdeep Bains était à Edmonton mardi pour dévoiler la nouvelle stratégie spatiale nationale, qui, selon lui, permettra au Canada de tirer son épingle du jeu dans un secteur en pleine croissance.

Le nouveau plan mise sur l’exploitation des « créneaux forts de notre pays, comme la robotique, l’intelligence artificielle et les technologies biomédicales », précise un communiqué du gouvernement, en finançant la recherche dans ces domaines.

La participation au Lunar Gateway, une station spatiale qui gravitera autour de la lune, jouera un rôle central pour le développement des activités spatiales canadiennes au cours des prochaines années.

Les trois hommes sont assis devant une affiche de l'Agence spatiale et un drapeau canadien. Le directeur de l'agence tient un micro.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le ministre des Sciences, l’astronaute Jeremy Hansen et le directeur de l'Agence spatiale Canadienne étaient au Telus World of Science pour présenter la nouvelle stratégie spatiale canadienne, mercredi.

Photo : Radio-Canada / Gabrielle Brown

L’ASC a aussi l’intention de se servir de ses satellites et autres outils d’exploration spatiale pour régler les problèmes de la vie courante.

Elle croit ainsi pouvoir améliorer la connectivité internet dans les régions rurales en investissant dans les communications satellites à large bande. L'agence veut aussi prioriser des partenariats de recherche qui permettraient par exemple d’étudier l’accès aux éléments nutritifs ou aux soins de santé à distance, que ce soit dans le Grand Nord canadien ou sur la lune.

« Nous allons pourchasser l’excellence et ramener beaucoup de bénéfices aux Canadiens », croit l’astronaute Jeremy Hansen, qui était présent à l’évènement aux côtés du ministre Navdeep Bains et du directeur de l’ACS, Sylvain Laporte.

Il devrait être le prochain Canadien à aller dans l’espace après David Saint-Jacques.

La stratégie nationale précédente a été écrite il y a plus de dix ans. Des membres du milieu, comme l’ancien président de la Société canadienne de l’espace Wayne Ellis, ont déploré le manque de vision cohésive du programme canadien dans les dernières années.

Inspirer la prochaine génération

Ce n’est pas par hasard que des dizaines d’élèves du primaire ont été invités au Telus World of Science d’Edmonton pour assister au dévoilement de la nouvelle stratégie. Celle-ci insiste particulièrement sur l’importance d’attirer une nouvelle génération vers l’exploration spatiale.

L’ASC a d’ailleurs lancé un concours national « [d’]astronautes juniors » pour permettre à des jeunes de venir participer à un camp spatial l’été prochain.

Elle compte aussi multiplier les conférences d’astronautes ou d’autres professionnels du milieu dans les écoles. Le but est d’inspirer les jeunes vers le métier d’astronaute, mais aussi vers des métiers d’ingénierie ou de recherche nécessaires à l’exploration spatiale.

« Peut-être qu’un de vous sera capable de construire le prochain robot qu’on pourra envoyer sur mars », a d'ailleurs lancé le ministre des Sciences, Navdeep Bains, aux enfants rassemblés devant lui.

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