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Une pétition contre la fracturation hydraulique devant les députés de la C.-B.

Sonia Furstenau et Peter McCartney tiennent ensemble un carton rempli de pétitions
Le porte-parole du Wilderness Committee, Peter McCartney, a remis la pétition à la députée Sonia Furstenau devant le bâtiment de l'Assemblée législative, mercredi. Photo: Radio-Canada / Adrien Blanc
Adrien Blanc

La députée du Parti vert de la Colombie-Britannique, Sonia Furstenau, a présenté en chambre, mercredi, une pétition de plus de 16 000 signatures demandant l'interdiction de la fracturation hydraulique dans la province.

Quelques heures avant son intervention en chambre, la députée verte de la circonscription de la vallée de Cowichan a affirmé en conférence de presse que le procédé consistant à injecter des millions de litres d’eau dans le sous-sol pour en extraire du gaz naturel générait des fuites de méthane, un gaz à effet de serre. Elle a rappelé que la province s’est pourtant engagée à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 40 % d’ici 2030.

Sonia Furstenau a réitéré l'opposition du Parti vert de la Colombie-Britannique à l’exploitation du gaz naturel liquéfié, y compris le projet de 40 milliards de dollars qui doit permettre l’acheminement de gaz de Dawson Creek à Kitimat et son conditionnement dans une nouvelle usine.

On n’a pas assez d’informations [sur le procédé] pour prendre des décisions et s’assurer que ces décisions sont acceptables.

Sonia Furstenau, députée verte de la Colombie-Britannique

Les 16 000 signatures inscrites dans la pétition ont été recueillies par le Wilderness Committee, une association environnementaliste. Son porte-parole, Peter McCartney, affirme que ces signatures ont été collectées partout dans la province par le biais de courriels envoyés aux sympathisants et de campagnes de porte-à-porte.

La pétition affirme que la réglementation sur l’usage de l’eau dans la fracturation hydraulique est insuffisante et que certains produits chimiques employés dans le procédé sont cancérigènes. Le document mentionne le fait que d’autres provinces comme le Québec ou Terre-Neuve-et-Labrador ont déjà adopté des moratoires.

L’hydrogéologue Gilles Wendling partage le constat de l’association. Il estime que les eaux usées produites par l’industrie de la fracturation hydraulique peuvent contenir des éléments toxiques, y compris des éléments radioactifs.

Il y a certains produits, certains métaux lourds, qui peuvent être source de cancer.

Gilles Wendling, hydrogéologue

La ministre de l’Énergie de la Colombie-Britannique, Michelle Mungall, a reçu récemment un rapport d’expert sur l’impact environnemental et sanitaire de la fracturation hydraulique dans la province. Le rapport n'a pas été publié officiellement, mais des fuites dans la presse laissent entendre que les experts ne peuvent pas parvenir à des conclusions en raison de l’insuffisance d’études scientifiques sur le sujet.

Gilles Wendling estime que la Colombie-Britannique a besoin d’un organisme gouvernemental indépendant pour mener des évaluations et faire des recommandations.

Avec des informations de Julie Carpentier et Érik Tremblay.

Colombie-Britannique et Yukon

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