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D’autres voix dénoncent la discrimination envers les Autochtones dans le hockey mineur

Des joueurs tentent de marquer un but dans le filet de l'équipe adverse.

Un match de hockey à l'aréna Mario-Vollant à Maliotenam.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Après la publication d'un article d'Espaces autochtones dans lequel des intervenants du hockey mineur de la Côte-Nord rapportent des manifestations de racisme, d'autres voix s'élèvent pour dénoncer cette discrimination.

Le responsable de l'aréna Mario-Vollant à Maliotenam, Gustave Fontaine, qui est dans le milieu du hockey mineur depuis une vingtaine années, affirme que la discrimination envers les Autochtones existe depuis de nombreuses années.

Selon Gustave Fontaine, la situation s'améliore, mais il reste encore du travail à faire pour que cesse le racisme au sein du hockey mineur.

Il y a 15 ans, c’était l’enfer! La police est intervenue souvent, mais aujourd’hui, avec la sensibilisation, ça s’est amélioré beaucoup, mais il y a encore de l’ouvrage à faire.

Gustave Fontaine, responsable, aréna Mario-Vollant
Gustave Fontaine accorde une entrevue sur le bord de la glace à l'aréna Mario-Vollant à Maliotenam.

Gustave Fontaine.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Une fois, nous sommes allés jouer à Port-Cartier et j’étais entraîneur et il a fallu quatre voitures de police pour que les jeunes puissent sortir après le match, raconte Gustave Fontaine.

Selon lui, l’amélioration de cette situation doit passer par l'éducation des jeunes joueurs.

Des joueurs en action sur la patinoire

Le tournoi de hockey Mario-Vollant bat son plein depuis jeudi soir à Maliotenam. Sur la photo, les Tomahawks de Nutashkuan affrontent les Innuhawks de Pakuashipi

Photo : Radio-Canada / Émile Duchesne

Gustave Fontaine est d'avis que certains parents, dans les estrades, montrent parfois un mauvais exemple aux jeunes joueurs.

Selon lui, il faudrait, à chaque début de saison, rappeler aux entraîneurs et arbitres que c’est tolérance zéro envers de tels comportements.

Toutes les paroles que l’on dit, tous les gestes que l’on fait, les jeunes nous regardent. Il faut leur transmettre les bonnes choses.

Gustave Fontaine, responsable, aréna Mario-Vollant

De son côté, chef de la communauté innue de Uashat-Maliotenam, Mike McKenzie, somme Hockey Québec ainsi que le ministère de l'Éducation d'agir immédiatement pour mettre fin aux manifestations de racisme.

Le chef Mike McKenzie s'adresse au public dans une conférence de presse.

Le chef Mike McKenzie.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Mike McKenzie demande aussi à Hockey Québec, qui affirme ne pas tolérer le racisme, de passer de la parole aux actes.

Avec les informations de Laurence Royer

Côte-Nord

Autochtones