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Le Canada demande à la Chine des preuves scientifiques de la présence de parasites dans son canola

Le ministre de la Diversification du commerce international, Jim Carr.

Le ministre de la Diversification du commerce international, Jim Carr, attend que la Chine produise des preuves scientifiques pour corroborer ses allégations.

Photo : La Presse canadienne / Todd Korol

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Lu Kang, a déclaré mercredi, à Pékin, que la Chine avait suspendu les importations de graines de canola de l'entreprise canadienne Richardson International face à la menace « d'organismes nuisibles » et de « parasites dangereux ». Le Canada réfute ces allégations et exige des preuves scientifiques.

« Après vérification, les douanes chinoises ont récemment détecté plusieurs parasites dangereux dans le canola importé du Canada, à plusieurs reprises », a déclaré M. Lu en ajoutant que le gouvernement chinois « devait protéger la santé et la sécurité de son peuple ».

Le Canada conteste ces allégations. Le ministre de la Diversification du commerce international, Jim Carr, affirme que le gouvernement « traite ce problème de façon scientifique ».

« Nous avons demandé à la Chine de présenter des preuves de quelconques problèmes avec ce canola. C’est un produit de grande qualité », affirme le ministre.

La ministre fédérale de l'Agriculture, Marie-Claude Bibeau, a déclaré dans un communiqué que l'Agence canadienne d'inspection des aliments a mené des enquêtes après que la Chine eut publié des avis de non-conformité concernant les importations de graines de canola, dont neuf depuis janvier. Selon elle, l'agence n'a identifié aucun organisme nuisible ni bactérie préoccupante.

Comme la Chine reçoit environ 40 % des exportations de canola du Canada, la révocation du permis de Richardson International nuit à toute la chaîne de production sur le marché, a indiqué le Conseil canadien du canola.

Certains voient dans cette mesure un acte de représailles contre l'arrestation par le Canada de Meng Wanzhou, la directrice financière et fille du fondateur du géant technologique chinois Huawei.

La Chine a mentionné qu'il pourrait y avoir de graves conséquences si la dirigeante de Huawei n'était pas libérée. La Chine a arrêté deux Canadiens le 10 décembre, dans le cadre de ce qui est largement perçu comme une tentative de pression sur le Canada. Après l'arrestation de Mme Meng, un tribunal chinois a également condamné à mort un Canadien lors d'un nouveau procès pour trafic de drogue, annulant une peine de 15 ans de prison prononcée précédemment.

Entrevue avec le professeur Yves Tiberghien de l'Université de la Colombie-Britannique.

Des producteurs dans l’attente

Un producteur de canola de Newdale, au Manitoba, Bruce Dalgarno, espère que le gouvernement trouvera une solution, se disant inquiet d’une telle tension politique à long terme.

« Comme fermiers, on est des dommages collatéraux. C’est au premier ministre et à la ministre Freeland de travailler avec la Chine. »

— Une citation de  Bruce Dalgarno,producteur de canola

« C’est sûr, je me pose la question de l’intérêt de produire du canola. Si on ne peut pas vendre sa production, on a toujours les frais de production à payer », explique-t-il.

Avec des informations de l'Associated Press

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