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Québec parmi les pires grandes villes au pays pour les femmes

La parité homme-femme

Une étude sur la l'iniquité entre les hommes et les femmes classe la ville de Québec au 19e rang.

Photo : Radio-Canada

Maxime Corneau

En matière de qualité de vie des femmes et d'équité, la Ville de Québec se classe au 19e rang dans un palmarès qui évalue les 26 plus grandes villes canadiennes.

C’est du moins le constat tiré par l’étude Les meilleurs et pires endroits pour être une femme au Canada en 2019, un document publié par le Centre canadien de politiques alternatives (CCPA).

Québec parmi les pires grandes villes au pays pour les femmes

Photo : Radio-Canada

Ce document compare des données statistiques variées représentant des groupes de femmes et d’hommes afin d’en tirer un indice d’iniquité entre les sexes. Les indicateurs sont rassemblés en cinq catégories : l’économie, l’éducation, la santé, le leadership et la sécurité.

La meilleure performance de la capitale nationale est, sans surprise, l’économie. La Ville de Québec se classe au 7e rang au pays.

« Québec performe très bien économiquement. Québec a le plus haut pourcentage de femmes de 15 à 64 ans qui travaillent. C’est le plus haut taux d’emploi chez les femmes dans tout le Canada », précise en anglais Katherine Scott, chercheure responsable de l’étude au CPPA.

Le grand nombre d’employés du secteur public tend généralement, rappelle la chercheure, à réduire les indices d’iniquité salariale entre les hommes et les femmes, ce qui aide la performance économique de Québec.

Les défis de l’éducation et de la sécurité

La pire performance de Québec se trouve en matière d’éducation. La ville se classe au 24e rang à ce sujet sur 26 grandes villes canadiennes.

Bien que les femmes soient plus nombreuses que les hommes à avoir obtenu un diplôme universitaire, le manque de femme dans les facultés de sciences et de génie tire l’indice vers le bas.

L’indice de sécurité est aussi préoccupant, selon la chercheure. La ville de Québec se classe en 19e position de l’étude à ce sujet. Le taux de violence conjugale est notamment plus élevé que la moyenne canadienne.

Toutefois, ce sont les cas de harcèlement criminel dénoncés aux forces policières qui étonnent l’équipe de recherche. La chercheure Catherine Scott se demande toutefois dans quelle mesure la mobilisation entourant le mouvement #MoiAussi aurait pu inciter plus de femmes à dénoncer leur agresseur à Québec.

« Est-ce parce qu’il y a plus de violence, ou est-ce parce qu’il y a plus de dénonciations? C’est une question à laquelle il est difficile de répondre actuellement », souligne-t-elle.

Des « trous » dans les données

Katherine Scott déplore par ailleurs que les études comme la sienne doivent composer avec un manque de données de la part des organismes publics.

« Il y a de grands trous statistiques lorsque l’on regarde de petites communautés comme les femmes de minorités, de groupes autochtones, des femmes ayant des handicaps, etc… On a du retard dans ces domaines statistiques et ça affecte notre façon d’identifier des problèmes », précise-t-elle.

Avec la collaboration d'Érik Chouinard, journaliste-stagiaire

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Égalité des sexes