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Première récolte de légumes frais au Nunavik

Quelque 150 plants ont été récoltés dans cette serre alimentée par la destruction d'huile usée, à Kuujjuaq.

Quelque 150 plants ont été récoltés dans cette serre alimentée par la destruction d'huile usée, à Kuujjuaq.

Photo : Radio-Canada / Fournie par la Société du Plan Nord

David Rémillard

La première récolte de légumes frais cultivés dans un conteneur hydroponique à Kuujjuaq, au Nunavik, est un succès.

Pour cette première, les produits frais ont été distribués gratuitement à la communauté de Kuujjuaq.

Quelque 150 plants de bok choy, de chou frisé et de basilic se sont ainsi retrouvés dans les chaumières jeudi dernier.

Le tout s'inscrit dans le cadre d'un projet pilote de la Société du Plan Nord, en partenariat avec la Société Makivik et l'épicerie locale Newviq’vi.

Une première récolte de légumes frais au Nunavik!

James Dumont, chef des opérations du conteneur, et Eric Pearson, propriétaire de l'épicerie, ont jugé qu'une première distribution gratuite permettrait à la communauté de se familiariser avec les ingrédients.

« Pour une première production, c'était important de faire connaître le produit », explique Marc-Antoine Fortin, agent de développement des infrastructures à la Société du Plan Nord.

En donnant un échantillon gratuit, ça allait permettre [...] à des gens qui ne seraient pas tentés d'aller acheter le produit de le prendre, d'essayer de le cuisiner et de l'intégrer à des recettes.

Marc-Antoine Fortin, agent de développement des infrastructures à la Société du Plan Nord

Le conteneur hydroponique de 40 pieds peut produire jusqu'à 400 plants par semaine. C'est du moins le souhait des partenaires qui participent au projet.

Si la production de légumes est rentable d'ici l'échéance du projet pilote, vers 2020, le modèle pourrait être exporté dans d'autres communautés inuites.

En plus de viser un objectif de sécurité alimentaire, le projet en est également un de valorisation des matières résiduelles.

Le conteneur de Kuujjuaq est alimenté par l'huile usée fournie par le garage municipal.

L'équipe qui dirige le projet va se mettre en mode « collecte de données » dans les prochains mois. « On ne peut pas évaluer la rentabilité sur une récolte, surtout pas une récolte qu'on donne à la population! », indique Marc-Antoine Fortin.

Les coûts de mise en place du projet ont été évalués à 350 000 $ et sont entièrement assumés par la Société du Plan Nord.

Les propriétaires de l'épicerie Newviq’vi vont débourser 45 000 $ pour les coûts de fonctionnement.

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