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Le baccalauréat international au Collège Louis-Riel, un passeport pour l’avenir

Le coordinateur du programme de Baccalauréat internationa au collège Louis-Riel, Benoît Pellerin.

Le coordinateur du programme de baccalauréat international au Collège Louis-Riel, Benoît Pellerin.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Collège Louis-Riel (CLR) organisait mardi une journée portes ouvertes pour faire découvrir son programme de baccalauréat international, qui connaît un succès constant depuis son lancement il y a 13 ans. Bien que très exigeant pour les élèves, le cursus est reconnu par les universités et prépare les étudiants pour leur vie postsecondaire.

Benoît Pellerin est professeur de biologie et coordinateur du programme de baccalauréat international. Il est ravi de voir le succès grandissant de cette formation auprès des élèves.

« On a eu plus de 300 élèves depuis les débuts en 2005 », précise-t-il.

Proposé sur deux ans aux élèves de la 11e et 12e années, le baccalauréat international est un programme exigeant.

Benoît Pellerin rappelle qu’il s’agit d’un programme d’étude créé pour « les enfants de diplomates [qui changeaient] de pays régulièrement et voulaient avoir une uniformité dans leur éducation ».

Au Manitoba, le CLR est le seul établissement à le proposer en français.

Deux années de préparation à l'université

Ces deux années préuniversitaires mettent à l’épreuve les participants pour mieux les préparer à leur futur cursus.

« L’élève doit s’attendre à deux ou trois heures de travail tous les soirs pour rester à jour. Souvent les élèves ont dû sacrifier quelques activités extrascolaires pour pouvoir réussir », reconnaît Benoît Pellerin.

En 2019, sur les 34 inscrits en 12e année, seuls quatre ont obtenu le diplôme.

Pourtant, le réalisateur Gabriel Tougas, qui a participé à la cohorte 2006-2008, ne regrette rien de son expérience.

« J’ai appris à réfléchir et penser davantage. C’est quelque chose qui m’a suivi à l'université et dans le reste de ma vie. J’ai eu la chance d’avoir une longueur d’avance à l’université », se souvient-il.

Pour lui, ces années, bien qu’exigeantes, lui ont permis de se dépasser.

Une reconnaissance universitaire du programme

L’investissement personnel peut rapidement payer, note Benoît Pellerin.

« Il y a plusieurs reconnaissances au niveau universitaire pour les élèves qui finissent avec le plein diplôme. Ils vont avoir des crédits reconnus par les universités, en plus d'obtenir des bourses », explique-t-il.

Pour ceux qui obtiennent les meilleurs notes, l’Université de Saint-Boniface propose ainsi des bourses allant jusqu’à 4750 $, et l’Université du Manitoba offre jusqu’à 3500 $.

Mais les élèves ne sont pas les seuls mis aux défis.

« C’est très demandant pour les enseignants. Ils doivent être archi préparés pour permettre aux élèves d’atteindre le niveau exigé », souligne Benoît Pellerin.

En effet, le programme exige une formation de trois jours intense pour les enseignants afin de « regarder le programme d’étude et connaître les rigueurs de la correction ».

La formation doit être suivie tous les trois ou quatre ans afin de mettre les connaissances à jour.

Des élèves motivés

Clèche Kokolo, est en 12e année et suit le programme de baccalauréat international. Elle estime que cela lui a permis d’élargir ses compétences et d’apprendre davantage sur le reste du monde.

Pour elle, l’entourage fait toute la différence pour réussir dans ses études. « Les professeurs nous apportent beaucoup de soutien. On s'entraide avec les camarades de classe », affirme-t-elle.

Clèche Kokolo, une éeève du programme de Baccalauréa international.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Clèche Kokolo invite les élèves à tenter l'expérience du Baccalauréat international et ne pas se décourager face à la charge de travail « avant même de commencer ».

Photo : Radio-Canada

Mais tous ne suivent pas le même cursus.

« À la fin de la 11e année, l’élève qui estime que cela répond à ses besoins va continuer, sinon il va de lui-même retourner dans le programme régulier ou suivre seulement quelques cours du baccalauréat international », explique Benoît Pellerin.

Kabrelle Rondeau, suit la 12e année de façon partielle. Si elle a dû quitter le programme complet pour des raisons de santé, elle estime que « c’est une bonne façon d’investir mon temps et développer mes compétences pour mon futur ».

Avec des informations de Laïssa Pamou

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