•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Diane Lebouthillier derrière Justin Trudeau

La ministre du Revenu national, Diane Lebouthillier, à la Chambre des communes le lundi 4 février 2019 à Ottawa

La ministre Diane Lebouthillier à la Chambre des communes

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Joane Bérubé
Patrick Bergeron
Bruno Lelièvre

Sans surprise, la ministre du Revenu national, Diane Lebouthillier, se range derrière son chef dans le tumulte provoqué par l'affaire SNC-Lavalin et la démission de la ministre Jody Wilson-Raybould..

Diane Lebouthillier ne sera pas la troisième ministre du Cabinet Trudeau à démissionner.

Interpellée sur les relations du premier ministre avec les femmes, la ministre du Revenu national se porte haut et fort à la défense de son chef. Pour nous, ce qui est important, c’est de regarder le travail qui a été fait depuis trois ans et demi. M. Trudeau a travaillé très fort pour les Canadiens , soutient la députée de Gaspésie-Les Îles-de-la-Madeleine.

Celle qui a été nommée coprésidente de la campagne électorale du Parti libéral du Canada pour le Québec en veut pour preuve les dernières données publiées la semaine dernière par Statistique Canada sur la diminution du nombre d’enfants qui vivent dans la pauvreté.

De passage à Gaspé pour annoncer un investissement de plus de 150 000 $ afin d'aider des gens à acquérir des compétences de base dans l’utilisation d’un ordinateur, la ministre ajoute qu’elle ne sent pas la crise quand elle discute avec les électeurs. J’ai fait, dit-elle, des annonces ici aujourd’hui, j’ai rencontré plein de gens, je ne sens pas la population en crise, je sens la population très en confiance.

Clairement, la ministre du Revenu aurait souhaité qu’une entente puisse être conclue avec SNC-Lavalin. On travaillait pour mettre en place des accords de réparation. Les accords de réparations, ça existe dans tous les pays de l’OCDE , souligne-t-elle.

Diane Lebouthillier rappelle qu’il ne s’agit pas de protéger des criminels, mais de protéger des emplois. On parle, relève-t-elle, de 9000 emplois à travers le Canada. On parle de 3500 au Québec, on parle des retraités et on parle de tous les emplois indirects. Quand on parle des parties innocentes, c’est de ces gens-là dont on parle.

La ministre des Relations Couronne-Autochtones, Carolyn Bennett. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La ministre des Relations Couronne-Autochtones, Carolyn Bennett.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

De passage à Rivière-du-Loup pour la signature d’une entente entre le gouvernement fédéral et les Malécites de Viger, la ministre des Affaires autochtones, Carolyn Bennett, a aussi défendu le premier ministre et les réalisations de son gouvernement. Notre gouvernement, relève la ministre Bennett, n’a rien fait d’illégal.

Une enquête indépendante réclamée

L’opposition voit les choses autrement. Pour le député de Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques, Guy Caron, la machine libérale a été ébranlée par les démissions de Mme Wilson-Raybould et de Mme Philpott. Ce n’est pas anodin comme geste, estime le député, la démission d’une ministre. C’est une décision probablement longuement murie.

Le NPD continue de demander une enquête indépendante. Guy Caron rappelle que Jody Wilson-Raybould a nommé 11 personnes au Cabinet ou dans l’entourage du premier ministre qui auraient fait pression pour qu’elle change sa décision. On voit, dit-il, les limites du comité de justice pour aller au fond des choses et de ce que le commissaire à l’éthique et aux conflits d’intérêts pourrait faire. Je pense que ça souligne vraiment l’importance d’une commission indépendante.

Le député néo-démocrate de Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques soutient que le gouvernement a d’autres choix qu’un accord de réparation pour sauver les emplois. Il donne l’exemple des grandes entreprises comme Ford ou Chrisley qui ont été temporairement nationalisées avant de redevenir privées. Le gouvernement devrait regarder d’autres options puisque l’accord de remédiation s’annonce de plus en plus difficile , ajoute Guy Caron.

Guy Caron répond aux questions des journalistes à Ottawa.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Guy Caron, député fédéral de Rimouski-Neigette–Témiscouata–Les Basques

Photo : Radio-Canada

Les libéraux espèrent que le témoignage, mercredi, de l'ex-bras droit du premier ministre, Gérald Butts, jettera un éclairage nouveau sur cette affaire. M. Butts comparaîtra devant le comité qui se penche sur l'ingérence politique perçue par l'ancienne procureure générale Jody Wilson-Raybould dans le dossier de SNC-Lavalin.

Le premier ministre Justin Trudeau a annulé, mardi, l'apparition qu'il devait faire à Régina en lien avec la taxe sur le carbone. Le premier ministre a préféré tenir des rencontres privées à son bureau à Ottawa.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Politique fédérale