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Briser l’isolement des aînés grâce aux pharmaciens

Yannick Lachapelle à la porte de Louise Valois

Yannick Lachapelle livre des médicaments à Louise Valois.

Photo : Radio-Canada / Marie-Eve Cousineau

Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les Petits Frères de Montréal lancent un appel aux pharmaciens. L'organisme sollicite leur aide pour dépister les aînés vivant dans la solitude.

Yannick Lachapelle livre chaque jour à vélo des médicaments au domicile de personnes âgées. La petite entreprise de livraison pour laquelle il travaille, Velopusher, dessert deux pharmacies du quartier Centre-Sud de Montréal.

« On prend notre temps. […] Les aînés aiment ça jaser, dit-il. C'est important. Surtout, on est un gros lien avec eux, veux veux pas, parce qu'ils ne voient pas beaucoup de gens. »

Les Petits Frères de Montréal croient que les pharmaciens – et leurs livreurs – sont bien placés pour dépister les personnes âgées isolées.

« Avant, il y avait le facteur, le laitier qui passaient à la maison, dit Joanne Parmenter, directrice régionale – Île-de-Montréal des Petits Frères. Alors, tous ces gens-là pouvaient cogner à la porte et s'apercevoir soit que le courrier s'accumulait, soit qu'on ne répondait plus à la porte. Je pense qu'aujourd'hui, il y a de moins en moins de personnes qui frappent à la porte du domicile d'une personne. »

Les Petits Frères offrent un accompagnement à 550 aînés sur l'Île-de-Montréal. La plupart sont jumelés à des bénévoles, qui les appellent et les visitent une fois toutes les deux semaines. Les personnes âgées participantes sont le plus souvent désignées par les CLSC.

Jeanne d’Arc Bélanger, elle, a été convaincue de prendre part aux activités des Petits Frères par un bénévole. La dame de « 98 ans et trois quarts », qui habite dans une résidence pour aînés à Longueuil, ne le regrette pas. « Avant, je sortais beaucoup, dit-elle. Un moment donné, je ne sortais plus. M'ennuyais, que je disais. J'étais dans une mauvaise passe. Puis lui m'a remise sur le chemin. »

Avec le vieillissement de la population, l'organisme croit qu’il faut désormais mettre les pharmaciens dans le coup. « Dans les 75 ans et plus, il y a 83 % qui habitent encore à domicile, dit Joanne Parmenter. C'est vraiment la population critique, parce que celle-là, elle n'est pas entourée dans les résidences. »

L’initiative des Petits Frères semble susciter de l’intérêt. Martin Gilbert, pharmacien-propriétaire de Poso + et copropriétaire d’une pharmacie affiliée à Proxim à Montréal, croit qu'il peut faire le pont entre les Petits Frères et des aînés. « Je pense que c'est à nous de connaître l'éventail de services qui existent pour les gens et de cibler quel organisme, quelle aide les personnes pourraient avoir », dit-il.

Au cours des prochains mois, Les Petits Frères comptent faire du réseautage pour rallier des pharmaciens à leur cause, mais aussi des propriétaires de dépanneurs et de restaurants.

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