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L'O-Train d'Ottawa retardé pour une 3e fois

Le train comprend quatre wagons et circule derrière un édifice.

Voyage d'essai du train léger d'Ottawa dans l'est de la Ville en avril 2018 (archives).

Photo : Radio-Canada / Samuel Rodrigue

Radio-Canada

La ligne de la Confédération du train léger sur rail (TLR) d'Ottawa ne sera finalement pas prête le 31 mars. Les Ottaviens ne peuvent donc pas s'attendre à emprunter l'O-Train avant plus tard au printemps.

Il s'agit du troisième report du plus grand projet d'infrastructure de l'histoire d'Ottawa, totalisant plus de 2,1 milliards de dollars.

Ce retard est peu surprenant, puisque le maire Jim Watson et le directeur général des transports d'Ottawa, John Manconi, avaient tous deux récemment laissé entendre que la ligne de la Confédération ne serait pas livrée avant la fin mars.

Ce nouveau report signifie que le Groupe de transport Rideau (GTR) — un consortium formé notamment par SNC-Lavalin et ACS Infrastructure Canada (Nouvelle fenêtre) — fera face à une deuxième amende d'un million de dollars en moins d'un an.

Les élus municipaux d'Ottawa ont été informés de ce troisième report lors de la réunion du Comité des finances et du développement économique, mardi matin.

La rencontre s'est déroulée dans la salle du conseil municipal plutôt que dans la salle des comités, en raison du nombre important de participants.

Le GTR a indiqué que son consortium pourrait remettre la ligne de la Confédération à la Ville d'Ottawa quelque part entre avril et juin. Son président-directeur général, Peter Lauch, a expliqué vouloir tester le réseau avec une vingtaine de véhicules en même temps.

Je ne veux pas promettre de date avant que nous n'ayons 10 à 14 journées consécutives de service fiable et sans embuche, a-t-il dit.

En ce moment, seulement une douzaine de trains simples sont mis à l'essai sur les rails. Il faudrait pourtant, selon la Ville d'Ottawa, qu'une trentaine de trains simples soit déployée sans embuche pendant 12 jours consécutifs pour reproduire les conditions d'utilisation normales et assurer au bon fonctionnement du train léger.

Un modèle de train léger utilisé pour la première fois

M. Manconi a par ailleurs expliqué que c'est en raison d'accumulations importantes de neige qu'un train est resté coincé récemment. Il a toutefois affirmé que lorsque le service sera complètement en marche, ce genre de situation ne devrait pas se reproduire.

La chose qui est la plus importante, ce n'est pas les wagons, c'est le système pour nettoyer la neige, sur le fer, a-t-il dit, soulignant que les opérations de déneigement seront plus à point une fois la ligne de la Confédération 100 % fonctionnelle.

Il a soutenu que le véhicule commandé, le modèle Citadis du constructeur Alstom, a été testé dans d'autres pays et éprouvé dans des climats hivernaux. Toutefois, Alstom a confirmé qu'Ottawa sera la première ville nord-américaine à utiliser son modèle Citadis Spirit.

Le vote sur la phase 2 reporté?

Les membres du conseil municipal d'Ottawa doivent normalement voter mercredi pour l'octroi du contrat pour la phase 2 du train léger.

Or, des conseillers, dont Rick Chiarelli, Diane Deans, Jeff Leiper, Catherine McKenney, Shawn Menard et Carol Anne Meehan, demandent de reporter le vote sur la phase 2 du train léger au 27 mars. Ils citent plusieurs raisons pour cette motion, dont ce qu'ils qualifient de « manque de transparence  ».

Rappelons que la phase 2 vise à prolonger le réseau du train léger jusqu'au chemin Moodie, à l'ouest, jusqu'au chemin Trim, à l'est, et jusqu'à Riverside-Sud, incluant un lien vers l'aéroport international d'Ottawa.

Avec les informations de CBC

Ottawa-Gatineau

Politique municipale