•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Kevin Vickers croit que son expérience à Burnt Church l’aiderait à diriger le N.-B.

Kevin Vickers en tuxedo devant le microphone.

Kevin Vickers est un candidat pressenti à la direction du Parti libéral du Nouveau-Brunswick.

Photo : The Canadian Press / Justin Tang

Radio-Canada

Celui présenté comme un héros lors de la fusillade de 2014 au parlement à Ottawa, Kevin Vickers, fait actuellement une tournée du Nouveau-Brunswick avant de décider de se lancer ou non dans la course à la direction du Parti libéral.

L’ancien sergent d’armes de la Chambre des communes vient de prendre sa retraite comme ambassadeur en Irlande. Il songe à être candidat dans la course à la succession de Brian Gallant depuis décembre dernier.

Ce sont des amis dans la Péninsule acadienne qui l’ont alors encouragé à se présenter, au plus fort de la tourmente qui a suivi les dernières élections provinciales.

Chef de la GRC dans la Péninsule acadienne pendant la crise de Burnt Church

Kevin Vickers a passé trois années dans la Péninsule acadienne au début des années 2000, comme chef du détachement de la Gendarmerie royale du Canada à Tracadie. Son séjour a coïncidé avec la crise de Burnt Church, marquée par une forte tension et des actes de violence entre des pêcheurs traditionnels et des Autochtones qui tentaient de faire valoir leurs droits de pêche.

« J’ai réussi à rassembler les gens, les anglophones, les francophones, les Autochtones ensemble pour régler la situation. Et donc avec cette expérience, je pense que [...] je serai en mesure de [faire face aux défis] », avance-t-il.

Ces défis sont nombreux : tensions linguistiques, économie chancelante, vieillissement de la population…

Relations anglophones-francophones : respecter la « dignité des personnes »

En ce qui concerne les relations entre francophones et anglophones, M. Vickers rappelle l’amitié profonde qui unissait son père, actif au sein du mouvement coopératif, et Martin Légère, bâtisseur des caisses populaires acadiennes et nationaliste acadien, en dépit du fait que Bill Vickers ne parlait pas le français.

« Lui et Martin étaient de très proches amis. Et je pense que c’est leur esprit qui m’appelle aussi », affirme Kevin Vickers, qui est bilingue.

Moi, la chose la plus importante, ce sont nos valeurs, le respect de la dignité des personnes. Je pense que c’est un idéal que nous devons suivre.

Kevin Vickers

S'inspirer de l'Irlande

Au sujet de l’économie néo-brunswickoise, il s’inspirerait de l’exemple de l’Irlande qu’il connaît bien. Le pays est passé d’un gouffre financier, en 2008, à une situation économique qui fait aujourd'hui l’envie de ses partenaires européens.

Kevin Vickers poursuivra sa tournée de la province au cours des deux prochaines semaines avant d’annoncer s’il sera candidat ou non à la direction du Parti libéral. Deux candidats se sont lancés dans la course jusqu’ici : Gaétan Pelletier, un homme d’affaires de Charlo, et René Ephestion, directeur général de la Maison Nazareth de Moncton.

Le congrès à la direction du parti aura lieu le 22 juin à Saint-Jean.

Nouveau-Brunswick

Politique provinciale