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Une entente pour modifier les régimes de retraite des employés de la Ville de Sherbrooke

Des voitures circulent sur la rue King Est, à Sherbrooke, un lendemain de tempête. Les routes sont légèrement enneigées.
La Ville de Sherbrooke a conclu une entente pour modifier les régimes de retraite de ses employés. Photo: Radio-Canada / Daniel Mailloux
Radio-Canada

Les élus ont entériné lundi soir l'entente sur la restructuration du régime de retraite des employés survenue entre la Ville de Sherbrooke, les Syndicats et l'Association du personnel cadre. Désormais, tout déficit sera partagé à 50 % entre la Ville et les employés.

L'entente prévoit également une façon de combler le déficit accumulé en date du 31 décembre 2013, dont la part des employés s'élevait à 4 millions de dollars.

Chacun des groupes d'employés voulait pouvoir rembourser son dû de sa propre façon, ce à quoi a consenti la Ville.

    • POMPIERS ET CADRES POMPIERS

    Cotisation spéciale de la part des employés durant 5 ans

    • COLS BLANCS ET CADRES

    Repousser de 9 mois l'âge d'admissibilité à une rente

    • COLS BLEUS ET EMPLOYÉS D'HYDRO-SHERBROOKE

    Repousser d'un an l'âge d'admissibilité à une rente

    • PRÉPOSÉS AUX TRAVERSES D'ÉCOLIERS 

    Repousser de deux ans l'âge d'admissibilité à une rente

Les négociations se sont étirées durant 18 mois. Le directeur général Daniel Picard s'est dit satisfait de l'entente, qui survient en raison de l'adoption à Québec de la Loi favorisant la santé financière et la pérennité des régimes de retraite à prestations déterminées, en 2014. Moi je pense que dans l'ensemble, c'est quand même un bon règlement. De toute façon, je pense que si les partis l'ont signée, c'est un bon règlement, a pour sa part réagi la présidente du comité de retraite des employés, Chantal L'Espérance.

Un fonds pour les pompiers

Autre particularité de l'entente : les pompiers auront dorénavant leur propre fonds de pension. Eux voulaient une comptabilité distincte, complètement autonome, et ça ne pouvait pas se faire à l'intérieur du même régime. Il y avait aussi des particularités à la Loi, ce qui fait qu'on a accepté de créer un nouveau régime, en autant qu'eux acceptent de payer les frais pour le nouveau régime, explique M. Picard.

En plus de tous les frais de scission, le syndicat des pompiers aura également à payer l'évaluation actuarielle du régime, ce qui de toute façon n'est jamais déboursé par la Ville.

Plus de transparence réclamée

L'entente a été entérinée à majorité par le conseil municipal. Seul le conseiller Pierre Tremblay a inscrit sa dissidence. Qualifiant le dossier de « complexe », ce dernier a dit ne pas en avoir une connaissance suffisante pour se prononcer.

L'entente a néanmoins été critiquée par des conseillers qui ont voté en sa faveur. Évelyne Beaudin, de Sherbrooke citoyen, en a profité pour réclamer plus de « transparence » dans la gestion des fonds de pension. Moi, j'ai un malaise dans ce dossier-là, a-t-elle confié.

Elle a notamment demandé à ce que le conseil reçoive un rapport annuel sur l'état et la gestion des fonds de pension municipaux.

La dernière fois que les élus ont eu accès au rendement des caisses de retraite, c'était il y a six ans, en 2013, a-t-elle plaidé.

Pour moi, ce serait un gros minimum que le conseil exige un rapport annuel sur la santé financière de nos régimes de retraite.

Évelyne Beaudin

Une entente reste toujours à conclure entre la Ville et les policiers.

Estrie

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