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Rose Savard-Ferguson, le patinage artistique dans le sang

Rose en pleine prestation sur la glace les bras ouverts
Rose Savard-Ferguson suit les traces de sa mère Marie-Claude Savard dans l'univers du patinage artistique. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Difficile en regardant Rose Savard-Ferguson patiner ne pas voir un peu de sa mère, Marie-Claude Savard, représentante du Canada aux Jeux olympiques de Nagano en 1998. À ses premiers Jeux du Québec dans la délégation de la Capitale-Nationale, la jeune athlète de Baie-Saint-Paul poursuit toutefois son propre rêve dans l'univers du patinage artistique.

J’ai commencé à patiner quand j’avais un an et demi sur la patinoire extérieure, chez nous. Aujourd’hui je patine cinq jours par semaine, trois heures par jour. C’est sûr que le patin occupe une grande place dans ma vie , lance Rose Savard-Ferguson, 12 ans, lorsque questionnée sur sa relation avec le patinage artistique.

Médaillée d'argent au Jeux du Québec, contre des patineuses jusqu'à deux ans plus vieilles qu'elle, lundi, la jeune athlète de Baie-Saint-Paul précise que c’est elle qui insiste pour en faire autant.

J’aime tout du patin. C’est techniquement difficile, mais en même temps tu fais un spectacle. C’est une performance et j’aime bien que les gens viennent me regarder, avoue en souriant celle qui a remporté un titre provincial dans la catégorie juvénile, début février.

Pas de pression de maman

Il était naturel pour Marie-Claude Savard de faire chausser les patins à ses deux enfants dès un jeune âge.

Après tout, maman a consacré une bonne partie de sa vie à sa carrière de patineuse, étant sacrée championne canadienne avec son partenaire sur glace, Luc Bradet, en 1997, en route vers les JO de Nagano, un an plus tard.

Marie-Claude Savard et Luc Bradet aux Jeux olympiques de Nagano

Mais quant il s’agit de la carrière de Rose, pas question de lui mettre de la pression.

Il faut toujours avoir un recul et être certain que ce sont ses rêves à elle et non les miens. Pour moi, c’est séparé, mais j’essaie toujours de m’assurer que c’est vraiment ce qu’elle veut faire.

Tellement que la jeune a dû demander à sa mère d’arrêter de la questionner sur le sujet. Maintenant je n’ai plus le droit. Elle m’a dit que je lui avais assez demandé et de la laisser tranquille avec ça. C’est ce qu’elle veut faire. C’est clair, raconte Marie-Claude-Savard.

Entre Baie-Saint-Paul et Boucherville

Ayant quitté le foyer familial de Baie-Saint-Paul pour Montréal à 14 ans dans le but de faire avancer sa carrière, ce n’est qu’à sa retraite, en 1999, que l’ex-Olympienne a convaincu son conjoint, originaire de Toronto, de venir s’établir dans Charlevoix avec elle. Le couple devait y rester au moins un an pour permettre à Marie-Claude de passer du temps avec sa famille et ses proches. Ils ne sont jamais repartis.

Mais voilà que leur fille, Rose, commence à ressentir l'appel de la grande ville. Cette année on se promène entre Boucherville et Baie-Saint-Paul. Rose est dans un sport-étude sur la Rive-Sud (de Montréal). Elle s’entraîne au Champion Training Center avec l’équipe d’Annie Barabé, explique sa mère.

Marie Claude Savard sourit aux abords de la patinoire. Rose passe maintenant la majorité de son temps sur la Rive-Sud, dans la grande région de Montréal, pour s'entraîner sous l'égide d'Annie Barabé. Photo : Radio-Canada / Gaetan Bergeron

Alors que Rose débute son ascension dans le monde du patin, Marie-Claude Savard se permet de partager son expérience avec sa fille, mais elle rappelle que son rôle de maman prévaut.

Sa fille est bien d’accord.C’est sûr que sa présence aide parce qu’elle a plein de connexions dans le monde du patin et j’ai pu commencer jeune. Mais ça reste ma mère!

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