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La fraude de cartes-cadeaux, un phénomène mal chiffré, mais réel

Le code-barre d'une carte-cadeau avec un collant qui décolle

Un exemple de la fraude de carte-cadeau

Photo : PPO

Radio-Canada avec CBC

Les cartes-cadeaux que vendent les magasins sont la cible des fraudeurs, mais l'ampleur du phénomène est pour l'instant difficile à établir. Surtout, peu de recours existent lorsqu'on est victime de ce type de fraude. Une Montréalaise ayant reçu des cartes-cadeaux Walmart l'a appris à ses dépens.

Samantha Vandzura, qui avait rangé ses cartes-cadeaux dans un tiroir juste avant Noël, avant de partir en Floride, a eu une surprise lorsqu’elle a décidé de les utiliser quelques semaines plus tard. Sur les deux cartes, d’une valeur totale de 550 $, il ne restait plus que 4 $.

Après vérification du service à la clientèle du magasin, il appert que les cartes avaient été utilisées à la fin décembre en Ontario, à Brampton et Thornhill, même si la bande derrière ses cartes, que l’on gratte pour découvrir le numéro d'identification et le NIP, était intacte et ne semblait pas avoir été trafiquée.

Le magasin a alors dit à Samantha Vandzura qu’il n’y avait rien à faire, tout comme le service à la clientèle général de Walmart Canada, qui lui a affirmé ne pas avoir de politique de remboursement pour ce type de fraude.

Pourtant, Walmart a été plus d’une fois confrontée à de telles affaires. Au Missouri, aux États-Unis, un recours collectif soutient même que la chaîne n’en fait pas assez pour protéger ses cartes-cadeaux des voleurs.

Déterminée à se faire dédommager, Mme Vandzura a déposé une plainte à la compagnie, mais sans obtenir de réponse. Après avoir essayé en vain pendant trois semaines de la joindre, elle a alors appelé CBC, qui a contacté l’entreprise.

Une « expérience inhabituelle », affirme Walmart

Selon la porte-parole du détaillant, Diane Medeiros, Walmart Canada vend et traite des milliers de cartes-cadeaux chaque jour et reçoit peu de plaintes de la sorte.

« L'expérience décrite par ce client est inhabituelle », a indiqué Mme Medeiros, qui a toutefois refusé de donner des chiffres.

Samantha Vandzura a finalement été remboursée, peu de temps après que Walmart a été interpellée par CBC. Ses cartes-cadeaux ont été réactivées, au montant de 550 $.

Peu de statistique

Selon le Conseil québécois de commerce du détail, les consommateurs du Québec ont dépensé 245 millions de dollars en cartes-cadeaux au cours de la période des Fêtes. L’organisme ne sait toutefois combien de cet argent a été perdu dans des fraudes.

Quant à l’Office de la protection du consommateur, il affirme qu’il n’a reçu aucune plainte à ce sujet.

Du côté du Service de police de la Ville de Montréal, on affirme qu’avec si peu de plaintes des consommateurs, il est difficile de compiler des statistiques sur le phénomène. On suggère d’ailleurs d’appeler la police si l’on est victime de ce type de fraude, pour aider la police à déterminer si un certain secteur ou certains magasins sont plus particulièrement visés par les fraudeurs.

Selon le commandant Dominique Côté, pour arriver à leur fin, en général, les fraudeurs prennent une carte-cadeau sur un présentoir, puis enlèvent ou grattent l'autocollant au dos de la carte pour obtenir le numéro d'identification et le NIP de la carte.

Ils placent ensuite un nouvel autocollant sur la carte et la remettent sur le présentoir. Puis le fraudeur vérifie si la carte est activée et achète rapidement des articles en ligne.

Le policier suggère aux commerçants de garder les cartes-cadeaux derrière leur comptoir, pour qu’elles ne soient accessibles qu’aux employés avant la vente.

D'après un texte de Leah Hendry, de CBC News

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