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La capsule de SpaceX s'amarre à la Station spatiale internationale

Le reportage de Marie-Claude Dupont
Radio-Canada

La capsule Crew Dragon, lancée samedi par SpaceX pour une mission de démonstration pour la NASA, a atteint la Station spatiale internationale (SSI), où elle s'est amarrée pour la première fois. Elle doit y rester cinq jours avant de revenir sur Terre.

La capsule a effectué 18 orbites depuis son lancement par une fusée, environ 24 heures plus tôt, à partir du centre spatial Kennedy du cap Canaveral, en Floride.

Crew Dragon est progressivement montée en altitude vers la SSI, qui se trouve en altitude à environ 400 km de la Terre. La SSI fait le tour de la Terre en 90 minutes, à une vitesse de 28 000 km/h.

La capsule s'est d'abord stabilisée à 7 kilomètres derrière la station, et à 2,5 kilomètres en dessous.

Puis le centre spatial Johnson de la NASA, à Houston, a donné le feu vert à la première phase d'approche.

Les vaisseaux à destination de la SSI s'approchent en plusieurs phases, via des « portes » imaginaires. Après la porte de 400 mètres, Crew Dragon s'est placée devant la station, à 150 mètres. Puis, vers 6 h, l'amarrage automatique a eu lieu alors que la capsule et la station voyageaient au-dessus de la Nouvelle-Zélande.

À l'intérieur de la SSI, l'équipage, composé de l'astronaute canadien David Saint-Jacques, de l’Américaine Anne McClain et du Russe Oleg Kononenko, a organisé une cérémonie d'accueil.

Personne ne se trouve à l'intérieur de la capsule, mis à part le mannequin Ripley, nommé en l’honneur du personnage incarné par Sigourney Weaver dans les films Alien.

Au terme de cette mission-test de six jours, qui a pour objectif de vérifier la fiabilité et la sûreté de la capsule, les États-Unis comptent lancer le premier vol habité dès cette année, avec deux astronautes américains à bord.

La NASA souhaite reprendre avec ce véhicule de SpaceX – et un autre en développement par Boeing – les vols habités depuis le sol américain, qui ont pris fin en 2011 avec l'arrêt des navettes spatiales.

Jusqu'ici, seuls les Russes ont un véhicule de transport vers la SSI, le Soyouz.

L'agence spatiale américaine a octroyé en 2014 un contrat de 2,6 milliards à SpaceX pour six allers-retours à destination de la SSI. L'organisation américaine souhaite par ailleurs réduire ses coûts en orbite basse pour se concentrer sur le retour vers la Lune, y compris la construction d'une station spatiale en orbite lunaire au cours de la prochaine décennie.

Elon Musk, le patron de SpaceX, n'a pour sa part jamais caché son ambition d'envoyer des colons sur Mars pour y installer une base permanente. Le prochain lanceur de l'entreprise, la Falcon Heavy, représente l'étape suivante de ce plan.

Avec les informations de l'Agence France-Presse

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