•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Crise linguistique en Ontario : résister par la littérature

Chloé Leduc-Bélanger répond aux questions d'un journaliste au Salon du livre de l'Outaouais.

Chloé Leduc-Bélanger, éditrice aux éditions Prise de parole

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le combat pour la préservation des droits et des services dans la communauté francophone de l'Ontario s'immisce dans la littérature sous la forme d'un recueil, Poèmes de la résistance, qui verra le jour en mai aux éditions Prise de parole.

On est vraiment en train de vivre un moment historique. On vit une lutte qu’on va gagner, on s’entend. On veut donc inscrire ça, à la fois d’un point de vue politique, mais également d’un point de vue artistique, créatif, a expliqué l’éditrice Chloé Leduc-Bélanger.

Ça inspire les créateurs d’ici et on veut garder une trace de cette lutte-là.

Chloé Leduc-Bélanger

Les éditions Prise de parole ont commandé des oeuvres inédites à près de 40 auteurs franco-ontariens pour ce recueil, a expliqué Mme Leduc-Bélanger. Des écrivains comme Jean-Marc Dalpé et Andrée Lacelle participent à l’ouvrage.

Ce recueil sera divisé en cinq grands axes, comme « la résistance comme cohésion », « la résistance au temps » et « la résistance comme tenir tête », a-t-elle précisé.

Confiance en l’avenir de la francophonie

Par ailleurs, les artisans franco-ontariens des mots ne se laissent pas décourager par les pronostics sombres de certains commentateurs à l’égard de la communauté.

Les propos de Denise Bombardier, par exemple, qui a récemment affirmé ne rien regretter des propos qu’elle a tenus sur la communauté francophone hors Québec en octobre, ne refroidissent pas l’ardeur des écrivains de la francophonie ontarienne, selon Mme Leduc-Bélanger.

À Sudbury, la communauté est extrêmement vivante, il y a beaucoup de projets sur les rails. Les auteurs continuent de produire beaucoup de poésie, beaucoup de romans, donc on a confiance en l’avenir, a-t-elle dit.

La langue, c’est ce qui nous construit en tant que peuple. C’est comme ça qu’on peut frapper l’imaginaire autrement qu’avec des manifestations, a conclu celle qui a été la cinquième poète officielle du Grand Sudbury.

Avec les informations de Daniel Bouchard

Ottawa-Gatineau

Francophonie