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Des réfugiés taquinent l'éperlan pour la première fois à Rimouski

Deux participants observent un pêcheur assis sur un banc posé sur la banquise.

Des participants à la partie de pêche blanche observent un pêcheur sur la banquise à Rimouski.

Photo : Radio-Canada / Marie-Christine Rioux

Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une trentaine d'immigrants et de réfugiés ont ajouté une nouvelle activité à leur liste de « premières fois » au pays. Ils ont participé à une partie de pêche sur glace organisée spécialement pour eux à Rimouski, samedi.

Issa-Tshilumba Mwikiza est arrivé à Rimouski jeudi. Pour ce Congolais d'origine, il était presque surréel de pouvoir marcher sur l'eau, sur la banquise.

« Oui, ça me fait beaucoup de premières fois pour voir cela dans mes yeux même. [...] Je n'ai jamais pêché dans ma vie, mais aujourd'hui, je vais apprendre. »

— Une citation de  Issa-Tshilumba Mwikiza, réfugié congolais

Issa-Tshilumba Mwikiza était sur les glaces du Saint-Laurent pour apprendre les rudiments de la pêche blanche dans le cadre d'une activité organisée par Accueil et Intégration B.S.L.

Issa-Tshilumba Mwikiza, sur la banquiseAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Issa-Tshilumba Mwikiza

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

Selon l’intervenante en jumelage Julie Thibodeau-Bélair, qui travaille pour l’organisme, l’activité permet à ces néo-Rimouskois de sortir de leur quotidien pour quelques heures.

C'est sûr qu'il y en a beaucoup qui ont [déjà] pêché. Il y en a qui étaient super enthousiastes d'attraper des poissons, mais c'est un contexte qui est complètement différent de ce qu'ils connaissaient, soutient-elle.

Elle ajoute que la pêche sur glace crée aussi une occasion de rencontre entre les réfugiés et des familles rimouskoises avec lesquelles ils ont été jumelés.

Après quelques explications de base comme sur la façon d’attacher les appâts aux hameçons, les participants ont été répartis parmi les cabanes de pêche.

Passiri Yannicl Brice Benson dans une cabane de pêche, une ligne de pêche à la main. Il sourit.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Passiri Yannicl Brice Benson, heureux d'être à la pêche à l'éperlan

Photo : Radio-Canada / Jean-Pierre Perouma

Passiri Yannick Brice Benson, un homme originaire de République centrafricaine arrivé à Rimouski il y a un an, a tenté sa chance au fil à pêche.

« Ça va être difficile un peu, mais je crois que ça va aller. Comme je suis un pêcheur, je sais que ça va aller toujours. »

— Une citation de  Passiri Yannick Brice Benson

Il a expliqué que la pêche fait partie de la culture de son pays d’origine. L’activité de samedi lui permet donc de renouer avec ce passe-temps et d'apprécier un peu plus l'hiver.

C'est aussi une expérience pour moi de pêcher pendant l'hiver. Malgré que l'hiver, c'est comme une bête noire pour nous aussi. Mais on est au Québec, on est obligés de s'adapter, affirme-t-il.

Il avoue toutefois que la pêche blanche manque un peu de risque et d’aventure à son goût. Le jeune homme croit par contre qu’il essaiera la pêche au saumon l’été prochain.

Une mère et ses deux petites filles entrent dans une cabane de pêche.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des participants à la partie de pêche blanche.

Photo : Radio-Canada / Marie-Christine Rioux

Si la pêche est bonne samedi, les réfugiés pourront cuisiner les éperlans pêchés avec leur famille de jumelage et échanger quelques trucs de cuisine.

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