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Adèle Sorella reconnue coupable de meurtre au second degré

Adèle Sorella au palais de justice de Laval.

Adèle Sorella était accusée du meurtre de ses deux petites filles, Amanda, neuf ans, et Sabrina, huit ans.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Après des mois de procès et après avoir analysé cinq verdicts potentiels, le jury a décidé qu'Adèle Sorella était coupable du meurtre au second degré de ses deux fillettes le 31 mars 2009.

Les jurés ont délibéré pendant six jours avant de rendre ce verdict de meurtre non prémédité.

La peine prévue par la loi est la prison à vie avec une durée d'emprisonnement minimale de 10 à 25 ans avant de pouvoir demander une libération conditionnelle. Les jurés ont fait des recommandations sur cette durée, mais c'est la juge Sophie Bourque qui tranchera. Deux des jurés ont recommandé 10 ans et les dix autres, 20 ans.

La femme de 53 ans était accusée du meurtre prémédité des deux enfants. Elle a été amenée au centre de détention à sa sortie du tribunal.

L’affaire était particulièrement complexe. La cause de la mort des victimes n'est pas connue et leurs corps ne présentaient aucune marque de violence. De plus, la santé mentale d'Adèle Sorella s’est rapidement retrouvée au cœur du procès et son défunt conjoint était lié à la mafia italienne.

Le procureur aux poursuites criminelles et pénales Nektarios Tzortzinas a dit que lui et ses collègues, Simon Lapierre et Christian Fournier, allaient prendre le temps d'analyser le verdict. « Le jury a adopté la thèse du ministère public », a-t-il dit.

Cinq verdicts étaient proposés aux membres du jury :

  • Non coupable de meurtres au premier degré;
  • Non criminellement responsable pour cause de troubles mentaux;
  • Coupable d’homicides involontaires;
  • Coupable de meurtres au deuxième degré;
  • Coupable de meurtres au premier degré.

Les avocats de la défense, Pierre et Guy Poupart, n'ont pas fait de commentaires aux médias à la sortie du tribunal.

Pendant le procès, ils ont fait valoir la thèse selon laquelle Adèle Sorella aurait vécu un épisode de dissociation et qu'elle ne pouvait donc pas être criminellement responsable de la mort de ses filles.

« Je ne sais pas ce qui s'est passé ce jour-là. Pour moi, cette journée est un grand vide », avait d’ailleurs déclaré Adèle Sorella lors de son témoignage le 30 janvier dernier.

Les deux avocats vêtus de leur toge.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les avocats Pierre et Guy Poupart représentent Adèle Sorella dans son procès pour le meurtre de ses deux fillettes.

Photo : La Presse canadienne / Peter Mccabe

Le ministère public s’est pour sa part intéressé à la présence d’une chambre hyperbare dans la maison, qui aurait pu servir au meurtre des deux fillettes, Amanda 9 ans et Sabrina 8 ans.

Adèle Sorella avait subi un premier procès pour cette histoire et avait été reconnue coupable de meurtre prémédité. Or, la Cour d’appel avait ordonné la tenue d'un second procès.

Cette information n’avait pas été communiquée aux membres du jury pour ne pas influencer leur décision.

Charles Côté en studio à Radio-Canada

L'avocat criminaliste Charles Côté commente le verdict d'Adèle Sorella.

Photo : Radio-Canada

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