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Lancement réussi de la nouvelle capsule de SpaceX vers la Station spatiale internationale

La fusée de la société américaine SpaceX a décollé du Centre spatial Kennedy, en Floride, pour tenter de placer en orbite la nouvelle capsule Crew Dragon

Photo : Associated Press / Terry Renna

Radio-Canada

La société SpaceX a confirmé que sa capsule Crew Dragon, conçue pour transporter prochainement des astronautes américains dans l'espace, s'est séparée avec succès de la fusée Falcon 9. Une « étape révolutionnaire » pour les États-Unis, selon le patron de la NASA.

Après un décollage réussi du Centre spatial Kennedy à Cap Canaveral, en Floride, les premières minutes du vol se sont déroulées sans incident, selon les images diffusées en direct.

La capsule doit s'amarrer à la Station spatiale internationale (SSI) pendant cinq jours, à 400 km de la Terre, et retomber dans l'océan Atlantique vendredi 8 mars.

Personne ne se trouvait à bord pour cette mission test, mais 180 kilos d'équipement et de fournitures doivent ainsi être acheminés aux trois astronautes qui y vivent, dont le Canadien David Saint-Jacques.

« Le décollage réussi d’aujourd’hui marque un nouveau chapitre de l’excellence américaine », a déclaré Jim Bridenstine, le patron de la NASA, par communiqué.

Félicitant la société SpaceX et la NASA d’avoir réalisé une « étape majeure » dans la conquête de l’espace, M. Bridenstine a souligné que la mission test allait permettre d’envoyer « des astronautes américains à bord de fusées américaines depuis des sols américains ».

Cette mission doit ouvrir la voie aux vols habités : deux astronautes devraient prendre place à bord d'ici la fin de l'année pour le premier vol test de ce futur taxi de l'espace.

« C'est un événement d'importance critique dans l'histoire américaine », avait lancé Jim Bridenstine à quelques heures du tir, lors d'une conférence de presse sous le soleil de la Floride.

La mission a pour objectif de tester la fiabilité de la capsule, soumise à des conditions réelles. Les capteurs fixés sur le mannequin Ripley, nommé ainsi en l'honneur de l'héroïne des films Alien, doivent mesurer les forces auxquelles seront soumis les astronautes au décollage et lorsqu'ils seront de retour dans l'atmosphère terrestre.

La NASA a accordé plus de trois milliards de dollars de contrats à SpaceX pour développer ce service de taxi depuis 2010, et 4,8 milliards au groupe Boeing, qui développe sa propre capsule, le Starliner (test prévu en avril). Chacun devra assurer six allers-retours vers la SSI, sans compter les tests.

Depuis 2011, les astronautes vont vers la SSI à bord des fusées russes Soyouz. Ils doivent apprendre le russe et s'entraîner en Russie.

« Ce furent huit longues années », disait vendredi Bob Cabana, patron du centre Kennedy, qui connaît une sorte de renaissance depuis l'arrivée de SpaceX ou encore de Blue Origin, qui construit une grande fusée cargo dans un hangar.

Des photographes observent le décollage de la fusée Falcon 9.

La fusée Falcon 9 a décollé sans incident du Centre spatial Kennedy au beau milieu de la nuit, illuminant le ciel au-dessus de Cap Canaveral.

Photo : Reuters / Mike Blake

Vers un premier vol habité en 2019

Le premier vol habité de Crew Dragon est officiellement prévu en juillet, mais un report est probable, selon Jim Bridenstine. « On gère cela au jour le jour. Pour l'instant la date est juillet », a-t-il déclaré.

En revanche, les chances d'un vol habité avant la fin de 2019 sont de « 100 % », a-t-il assuré lors de la conférence de presse.

« Il n'y a pas de mots pour expliquer à quel point c'est palpitant pour un pilote d'essai de faire le premier vol d'un véhicule », a dit Doug Hurley, l'un des deux astronautes choisis pour le futur premier vol habité.

Doug Hurley était à bord de la navette Atlantis lorsqu'elle a atterri pour la dernière fois, à Cap Canaveral, en juillet 2011. Pour lui, le retour dans l'espace est désormais à portée de main. « C'est vraiment énorme. Au début, c'était juste quelques pages d'un PowerPoint, et maintenant on a un véhicule sur le pas de tir. »

La fusée Falcon 9 occupait le mythique pas de tir numéro 39A, d'où sont parties les missions Apollo pour la Lune, et que SpaceX occupe désormais.

« Revenir ici, c'est une question de fierté nationale », a dit vendredi Mark Geyer, patron du Centre spatial Johnson à Houston, où sont basés les astronautes américains.

Pour SpaceX, qui assure déjà le ravitaillement en fret de la SSI depuis 2012, réussir à envoyer des astronautes en orbite serait une consécration.

Avec les informations de l'Agence France-Presse

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