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Inquiétudes des groupes environnementaux sur la révision de la Loi sur les espèces en danger

Un caribou des montagnes avec de la neige qui tombe
Un caribou Photo: Garry Beaudry/B.C. Forest Service/AP
Radio-Canada

Les groupes environnementaux et les partis d'opposition à Queen's Park s'inquiètent de voir la révision entamée par le gouvernement de la Loi sur les espèces en danger. Selon eux, un changement à la loi ouvre une brèche pour affaiblir la législation en place.

Le 18 janvier dernier, le gouvernement de Doug Ford a annoncé un examen de la loi de 2007 et l’ouverture d’une période de consultation de 45 jours sur un document de travail publié au Registre environnemental de la province.

Selon le gouvernement progressiste-conservateur, la loi, qui a été adoptée il y a plus de dix ans, n’a pas permis d’accomplir ce qu’elle aurait dû faire.

La loi a été critiquée pour son inefficacité à protéger et rétablir les espèces en péril, pour son manque de clarté et sa lourdeur administrative, notait le gouvernement dans un communiqué de presse envoyé en janvier.

Le gouvernement a ajouté que l’examen de la loi a pour but d’améliorer la protection des espèces en péril, ainsi que de rechercher des moyens de rationaliser les processus d'approbation tout en clarifiant la prise en charge. Le gouvernement souhaite également permettre un meilleur développement économique.

Des inquiétudes perdurent

Le chef du Parti vert de l’Ontario, Mike Schreiner, estime que le gouvernement s’apprête à relâcher les règles et permettre un plus grand développement qui pourrait nuire à la protection des 243 espèces en péril de la province.

Le gouvernement semble suggérer que les espèces en voie de disparition font obstacle au développement économique.

Mike Schreiner, chef du Parti vert de l’Ontario

M. Schreiner affirme vouloir travailler pour renforcer la loi au lieu de l’affaiblir.

Un homme portant un complet et des lunettes sourit à la caméra.Mike Schreiner, chef du Parti libéral de l'Ontario Photo : Radio-Canada

La directrice de la conservation pour Wildlands League, Anna Baggio, croit pour sa part que le gouvernement laisse entendre qu’un recul des protections d'espèces est imminent. Elle croit que l'on doit saisir l'occasion pour aller plus loin que la loi qui est déjà en place.

Nous n'avons pas fait notre part pour protéger les espèces, malgré une loi qui lorsqu’elle est entrée en vigueur était bonne sur le papier, explique-t-elle. Malheureusement, dans sa mise en œuvre, il y a eu des lacunes, ajoute-t-elle.

Mme Baggio estime que le gouvernement offre peu de preuves que la loi actuelle a entravé le développement économique et déplore qu’il ne fournisse aucune donnée pour mesurer l'efficacité de celle-ci.

Le ministère de l'Environnement de l'Ontario n'a pas répondu aux demandes d’entrevue. Les Ontariens ont jusqu’au 4 mars pour participer à la période de consultation.

Avec les informations de La Presse canadienne

Toronto

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