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Baisse probable des quotas de crabe des neiges dans la zone 17

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Un crabe des neiges fraîchement pêché. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Francois Vigneault

Ariane Perron-Langlois
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Après trois années consécutives d'augmentation, les quotas de crabe des neiges vont vraisemblablement diminuer dans la zone 17, soit celle de l'estuaire du Saint-Laurent. Les scientifiques et les représentants des pêcheurs ont plaidé en ce sens, lors du comité consultatif qui se tenait vendredi à Rimouski.

Tous les indicateurs de l’évolution des stocks montrent que le crabe des neiges est sur une pente descendante dans la zone 17.

Les rendements de pêche de l’année 2018 et les relevés faits après la saison font dire au biologiste responsable de l’évaluation des stocks de crabes des neiges pour Pêches et Océans Canada, Cédric Juillet, que le volume de crabes disponible pour la pêche sera moins élevé cette année.

« Après avoir eu une belle croissance les dernières années, nous sommes passés sur une phase décroissante du cycle. »

— Une citation de  Cédric Juillet, biologiste responsable de l’évaluation des stocks de crabes des neiges, Pêches et Océans Canada

Pêcheurs et scientifiques s’entendent

Le biologiste a donc présenté trois scénarios pour la saison 2019. Le plus prudent recommande une diminution de 25 % des quotas de crabe des neiges, tandis que le plus risqué suggère une baisse de 5 %. Entre les deux, un scénario dit « intermédiaire » serait une diminution de 15 %.

Les pêcheurs ont eux aussi proposé une diminution des quotas. Ils se rangent derrière une baisse de 15 %, un scénario qu’ils qualifient de raisonnable et prudent.

Même si une telle décision va faire chuter les revenus des pêcheurs, le président de l’Association des pêcheurs de crabe de la zone 17, René Landry, insiste sur l’importance de protéger la ressource.

« Il ne faut pas surpêcher. Ça fait plusieurs années que je suis dans la pêche, il faut faire attention à la ressource. On est mieux de prévenir que guérir, parce que si on est obligés de guérir, ça peut être pas mal plus dur comme impact. »

— Une citation de  René Landry, président de l’Association des pêcheurs de crabe de la zone 17

Une ressource cyclique

Pêcheurs et scientifiques ne sont pas particulièrement surpris ou inquiets de cette diminution des stocks, puisque les populations de crabe des neiges connaissent naturellement des cycles d’environ sept à huit ans.

Au cours des trois dernières années, les pêcheurs de crabe de la zone 17 avaient eu droit à des augmentations de quotas de 25 %. La baisse proposée aujourd’hui ne signifie pas que ces hausses étaient démesurées, mais plutôt qu’une phase décroissante s’amorce.

S’il y a du crabe, il faut aller le chercher, il est là. Si on ne le prend pas, il va mourir au fond de l’eau. La décroissance vient aussi du fait qu’il y a des vagues de jeunes qui vont grandir et arriver dans la population qui va être pêchée. Cette année, on savait très bien que la vague est passée et qu’il n’y en aura pas avant un petit moment, donc le stock va naturellement diminuer, explique Cédric Juillet.

Les gestionnaires de Pêches et Océans Canada vont analyser les représentations faites par les scientifiques et l’industrie. Ils rendront leur décision sur les quotas d'ici une semaine ou deux.

La baleine noire continue d’inquiéter

Ce rendez-vous annuel entre Pêches et Océans Canada et l’industrie a aussi été l’occasion de présenter les mesures de protection de la baleine noire, qui ont été assouplies cette année.

Les pêcheurs de crabe de la zone 17 n’ont pas observé de baleines noires dans leur zone et ne sont pas touchés par la zone de fermeture statique, qui sera en vigueur pour toute la saison.

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Deux baleines noires dans l'eau

Photo : NOAA

Ils sont toutefois soumis à certaines mesures, comme le marquage obligatoire des cordes et la déclaration obligatoire des engins perdus.

L’impact est toutefois moins grand pour eux que pour les pêcheurs d’autres zones, selon le directeur du secteur Gaspésie-Bas-Saint-Laurent pour Pêches et Océans Canada, Érick St-Laurent.

Les crabiers de la zone 17, jusqu’à maintenant, compte tenu du moment où eux sont à la pêche et l’arrivée de la baleine, on sait que la baleine n’est pas au même moment et surtout au même endroit que les pêcheurs de la zone 17, souligne M. St-Laurent.

La date d’ouverture de la saison de pêche reste à déterminer, mais un comité chargé d’évaluer la présence de glaces doit se réunir à compter de la mi-mars.

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