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Propos controversés sur la francophonie au Canada : Denise Bombardier ne regrette rien

Denis Bombardier regarde la caméra.

Denise Bombardier est de passage au Salon du livre de l'Outaouais, qui se poursuit tout le week-end.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Quatre mois après ses propos controversés sur l'état de la francophonie au Canada, l'auteure et chroniqueuse québécoise Denise Bombardier dit ne pas avoir changé d'avis.

Je ne regrette rien, a-t-elle lancé en entrevue avec le chef d'antenne du Téléjournal Ottawa-Gatineau, Daniel Bouchard, vendredi. Mme Bombardier est de passage au Salon du livre de l'Outaouais pour faire la promotion de son autobiographie Une vie sans peur et sans regret.

À travers le Canada, toutes les communautés francophones ont à peu près disparu, avait dit Mme Bombardier lors de son passage à l'émission Tout le monde en parle, le 21 octobre dernier. Il en reste encore un peu en Ontario. Au Manitoba, je suis allée encore au mois de janvier chez les Métis, on ne parle plus français.

Rapidement, la principale intéressée avait précisé ses propos en affirmant qu'un grand mouvement d'assimilation est en cours pour les francophones hors Québec et qu'elle ne fait que constater des faits.

Défendre le fait français

Malgré l'indignation des francophones hors Québec après les propos qu'elle a tenus à Tout le monde en parle, Mme Bombardier persiste et signe.

Quand on voit les chiffres, c'est évident que nous sommes dans une régression. Je ne trouve pas que c'est une bonne idée [la régression du français]. Je me bats pour la langue française, a-t-elle affirmé. Je me bats pour la présence du français et pour que le français vive. Mais [...] je vois bien les conditions.

Elle a cité en exemple les compressions aux services en français en Ontario faites par le gouvernement progressiste-conservateur de Doug Ford. Elle a ajouté qu'elle observe même un recul du français au Québec, notamment chez les jeunes.

Je regarde les statistiques. Je sais qu'au Manitoba, ils étaient 150 000 [francophones]. Aujourd'hui, au Manitoba, ils sont 40 000.

Denise Bombardier, auteure

Vérification faite, 39 200 Manitobains ont effectivement déclaré avoir le français comme première langue officielle parlée, lors du recensement de 2016, selon Statistique Canada.

Toutefois, le déclin du nombre de francophones au Manitoba est moins important que ne le laisse entendre Mme Bombardier. En 1951, 54 200 Manitobains avaient le français comme langue maternelle, toujours selon Statistique Canada (Nouvelle fenêtre).

Parlant de la notion de regret au sens large, Mme Bombardier a affirmé j'assume ce que je dis. C'est ça [...] je ne lance pas des invectives aux gens, je ne suis pas du tout du tout comme ça.

Des regrets dans la vie, vous savez ce que c'est? Ce sont des parasites qui vous suivent et qui vous empêchent de vivre.

Denise Bombardier, auteure

Elle a souligné qu'elle fera un documentaire pour Radio-Canada en Acadie, en Ontario et au Manitoba au cours de l'été.

Avec les informations de Karine Lacoste

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