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Joe Biden, prenant la parole et levant la main

Joe Biden n'a pas officialisé ses intentions, mais a indiqué que toute sa famille l'encourageait à briguer l'investiture du Parti démocrate.

Photo : Getty Images / Scott Olson

Ex-vice-président des États-Unis, ancien sénateur du Delaware, 77 ans – Joe Biden se croit « la personne la plus qualifiée » pour devenir président, même s'il admet être une « machine à gaffes ».

Sénateur du Delaware pendant 36 ans après une brève carrière d’avocat, président des puissantes commissions sénatoriales de la justice, puis des affaires étrangères, vice-président sous Barack Obama : il peut se targuer d’une longue expérience politique.

Figure appréciée des démocrates, le candidat Biden devançait ses adversaires dans les sondages. L'abandon de son dernier adversaire en lice, Bernie Sanders, le 8 avril 2020, lui aura permis de gagner son pari et d'avoir la chance d'affronter Donald Trump en novembre.

Issu d’un milieu modeste, Joe Biden croit pouvoir reconquérir les électeurs blancs de la classe ouvrière, séduits par M. Trump en 2016, et gagner l’appui des Afro-Américains.

Il a brigué l’investiture démocrate en 1988 et en 2008, année où Barack Obama en a fait son colistier.

Il a renoncé à se présenter à la présidentielle de 2016 après la mort de son fils Beau, emporté par un cancer l’année précédente.

Sa première femme et sa fille ont perdu la vie dans un accident de voiture survenu en 1972.

Il a présenté le premier projet de loi sur les changements climatiques au Sénat il y a 30 ans, prôné le salaire minimum à 15 $ dès 2015 et forcé la main du président Obama sur le mariage gai en appuyant l’idée publiquement.

Il reste toutefois un centriste, dans un parti devenu plus progressiste depuis son départ de la Maison-Blanche. Son message politique s’articule autour des travailleurs de la classe moyenne.

Le septuagénaire serait le président le plus âgé jamais élu à la tête des États-Unis, ce qui risque de refroidir les militants avides d’un changement de garde.

Actif en politique pendant quatre décennies, il aura sans aucun doute à défendre un bilan qui n'a pas toujours bien résisté à l'époque et aux valeurs contemporaines.

La façon dont il a présidé les audiences de confirmation du juge Clarence Thomas, nommé à la Cour suprême en 1991 en dépit d’allégations de harcèlement sexuel formulées par Anita Hill, malmenée par les sénateurs, risque ainsi de le rattraper. Il en va de même pour une loi visant à réprimer le crime qu'il a fait adopter dans les années 1990 et qui a eu pour effet de faire grimper le nombre d'incarcérations.

Avant même de lancer sa campagne, Joe Biden a été plongé dans une controverse. Critiqué pour des contacts physiques jugés déplacés, il a promis de respecter « l'espace personnel » des femmes.

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