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Du sport pour lutter contre l'insécurité alimentaire des enfants

Des enfants réunis autour de David Joseph.

David Joseph est venu offrir des t-shirts aux enfants de la Queen Victoria Public School dont le slogan est «Just do it».

Photo : Radio-Canada / Aminata Yade

Aminata Yade
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'organisme Isthmus Canada mène une campagne de sensibilisation dans plusieurs écoles de l'Ontario, le défi 120, qui porte sur le sport comme moyen de contrer l'insécurité alimentaire des enfants.

Un élève sur trois déjeunerait mal et un sur quatre ne déjeunerait pas du tout, selon Statistiques Canada. Au secondaire, la proportion augmente à un élève sur deux.

Le problème est souvent lié aux conditions difficiles des ménages. À Toronto, la pauvreté, le coût des loyers, le cumul de plusieurs emplois ou tout simplement de mauvaises habitudes contribuent à creuser un fossé entre les familles.

L'entraîneur de basketball David Joseph, qui est le père de Cory Joseph de Pacers de l'Indiana dans la NBA, estime que l’insécurité alimentaire amplifie les enjeux de société. Il mentionne les familles dans lesquelles les parents occupent plusieurs emplois. Certaines familles ne peuvent pas tout assumer et certains enfants viennent à l'école sans même avoir pris de petit-déjeuner.

Un homme s'adresse à des enfants dans un gymnase.
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Cory Joseph dit qu'il lui arrive d'entraîner des enfants qui ne mangent pas trois repas par jour. Certains d'entre eux, feraient même plusieurs heures de basket intensifs sans avoir pris de petit-déjeuner.

Photo : Radio-Canada / Aminata Yade

David Joseph s'est rendu à la Queen Victoria Public School de Toronto pour expliquer les enjeux d'une mauvaise alimentation. La directrice de l'établissement, Alana Hardy, a fait appel à David Joseph en raison de son énergie et de sa force de caractère. Il transmet son enthousiasme à nos élèves et c'est ce dont nous avons besoin [...] ici, les sportifs sont des exemples, affirme-t-elle.

Pendant près d'une heure, M. Joseph apprend à un groupe d'élèves les rudiments de ce sport : Il faut avoir une bonne alimentation pour réussir à l’école, rappelle-t-il.

M. Joseph donne l'exemple de son fils Cory, vedette de la NBA. Il explique aux élèves que son intégration aux Pacers de l'Indiana lui a demandé beaucoup de discipline : d'abord, acquérir de bonnes habitudes alimentaires, ensuite, une rigueur qu'il invite les élèves à adopter.

Ce sont des qualités que David Joseph a souhaité transmettre aux élèves de Parkdale.

Tenzine Kunga, qui étudie dans cette école, espère avoir le même parcours que Cory Joseph. Il est déterminé à suivre chaque conseil qui lui sera donné. Si nous n'avons pas de bons résultats, nous ne pouvons pas faire de sportdit-il.

Plus d'un million d'enfants

Au Canada, près de 1,3 million d'enfants seraient touchés par l’insécurité alimentaire, selon l’organisme Canada sans pauvreté.

Des campagnes de sensibilisation sont menées partout en Ontario. Isthmus Canada dit avoir distribué 875 repas dans une dizaine d’écoles élémentaires depuis le début de l’année.

Le fondateur d'Isthmus Canada s'est rendu avec son équipe au sein de cet établissement situé dans le quartier de Parkdale, à Toronto. Avec leur défi120, ils veulent lutter contre la malnutrition des enfants. Ils ont offert des vivres tels que des fruits, des légumes, des céréales ou bien des jus de fruits, pour leur rappeler l’importance d'une saine alimentation. Le fondateur, Adam Markwell, dit qu'une bonne alimentation est garante d'un avenir sain. Si on veut que nos enfants réussissent mieux à l’école, nous devons remédier aux problèmes alimentaires, c’est indispensable.

Sur la photo, deux hommes en train de préparer des sacs de nourriture.
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Isthmus Canada déclare que 35% des personnes qui dépendent des banques alimentaires au niveau national sont des enfants.

Photo : Radio-Canada / Aminata Yade

Le Canada est le seul pays du G7 à disposer d’un programme alimentaire pour les enfants. Malgré tout, M. Markwell s’interroge tout de même sur les programmes proposés par les gouvernements : Pourquoi ne faisons-nous pas plus pour aider les enfants à se nourrir ?

Il dit que des organismes tels que le sien ne reçoivent que très peu de soutien financier de la part des gouvernements. Nous avons 120 $ par an et par enfant, ça ne représente rien du tout, ce sont des cacahuètes, s’offusque-t-il.

Isthmus Canada continuera sa tournée de distribution de repas, dans le reste du pays.Le défi120 s’achèvera le 28 mars.

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