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Michael Bloomberg, de face, regardant à sa droite

Michael Bloomberg estime qu'une candidature en tant qu'indépendant ne ferait que favoriser la réélection de Donald Trump en divisant le vote.

Photo : Reuters / Stephane Mahe

Sophie-Hélène Lebeuf

Dirigeant d'un empire médiatique, ancien maire de New York, 77 ans – L'actionnaire principal et PDG de la société d'informations financières Bloomberg LP, qui flirte avec l'aventure présidentielle depuis plus d'une décennie, rouvre la porte à sa candidature.

Le septuagénaire avait annoncé le 5 mars 2019 qu'il renonçait à briguer l’investiture démocrate, expliquant préférer aider son pays en finançant la lutte contre les changements climatiques. Six mois plus tard, il a semblé se raviser, s'enregistrant officiellement en vue des primaires démocrates de 2020 en Alabama, puis en Arkansas.

S'il n'a pas encore annoncé publiquement qu'il se lançait dans la course, le fait de déposer sa candidature lui permet de garder toutes ses options ouvertes. Selon les médias américains, il pourrait miser sur une stratégie audacieuse visant à ignorer les quatre premiers États qui tiendront des caucus ou des élections primaires, en février, au profit des élections, beaucoup plus nombreuses, qui s'amorceront lors du super mardi, au début du mois de mars.

En 2016, Michael Bloomberg avait plutôt envisagé d’être candidat indépendant.

Selon le magazine Forbes, le philanthrope possédait en février 2019 la 9e fortune du monde, évaluée à 57,8 milliards de dollars.

Après une longue affiliation démocrate, le politicien centriste a régné sur New York pendant une décennie dès 2002, d’abord sous la bannière républicaine, puis comme indépendant. Il est redevenu membre du Parti démocrate en octobre 2018.

Généralement progressiste sur les enjeux sociaux, il soutient notamment la lutte contre les changements climatiques et le contrôle des armes, mais affiche un conservatisme économique.

Accusé de sexisme au fil des décennies, il a mis en doute certaines allégations d’agressions sexuelles du mouvement #MoiAussi.

La gauche reproche aussi à l’ex-maire son opposition à la régulation des banques et son appui à un programme de contrôles policiers ayant mené à des arrestations disproportionnées d’Afro-Américains et d'Hispaniques.

Politique américaine