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Implants mammaires et cancer : Québec contacte des milliers de patientes à risque

Un implant mammaire

Photo : iStock / Poplasen

Maxime Corneau

Le ministère de la Santé et des Services sociaux contactera des milliers de femmes relativement aux risques associés à un certain type d'implants mammaires.

Cette communication massive se fait en réaction à la décision de Santé Canada de procéder à une mise à jour de l’évaluation de la sécurité d’un type d’implant mammaire texturé.

Le ministère fédéral avait indiqué en janvier avoir reçu des rapports faisant état de 22 cas confirmés et de 22 autres cas présumés de lymphome anaplasique à grandes cellules associé aux implants mammaires (LAGC-AIM), un type rare de lymphome non hodgkinien qui attaque le système immunitaire. Il s'agit d'une forme de cancer qui prend naissance dans les lymphocytes.

Des «  milliers  » de patientes

Le ministère de la Santé du Québec a donc décidé de contacter toutes les femmes qui ont reçu des implants mammaires texturés.

« De récentes études ont démontré un lien entre les implants texturés et le lymphome anaplasique à grandes cellules », précise le Ministère dans une réponse écrite envoyée à Radio-Canada.

Le Ministère ne peut préciser actuellement le nombre exact de femmes qui ont reçu ces implants. Des recherches sont en cours afin de retrouver toutes les patientes touchées, tant dans le système public que dans le privé. Québec estime qu'il pourrait y avoir jusqu'à 15 000 femmes touchées.

La communication qui leur sera envoyée contiendra entre autres le descriptif des symptômes du LAGC-AIM.

Notamment, on demande aux femmes de contacter leur médecin traitant si elles constatent « un changement inhabituel au niveau des seins, y compris de la douleur, un gonflement soudain ou une masse ».

Contrairement aux implants à surface lisse, les implants texturés ont une surface floue qui ressemble à du papier de verre très fin – ce qui permettrait une meilleure adhésion aux tissus de la poitrine et augmenterait la stabilité.

«  Faible risque  », dit Québec

Relativement aux risques, le ministère de la Santé et des Services sociaux rappelle aux femmes touchées par la situation que « le risque est très faible et qu'en l'absence de symptômes il n'y a pas lieu de s'inquiéter ». Un seul cas de LAGC-AIM a été diagnostiqué et traité avec succès au Québec.

Dans l'éventualité où une patiente n’aurait pas de médecin traitant, le Ministère l’invite à contacter le service 811 pour être redirigée vers le service adéquat.

En ce qui concerne l’évaluation fédérale des risques associés aux prothèses mammaires texturées, les résultats sont attendus par Santé Canada au printemps.

Québec

Cancer