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La Corée du Nord contredit Trump sur la question des sanctions

Kim Jong-un marche sur un tapis rouge.

Le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un, en visite au Vietnam

Photo : Reuters / Nguyen Huy Kham

Associated Press

La délégation de la Corée du Nord affirme que son leader Kim Jong-un n'a pas réclamé des États-Unis une levée complète des sanctions qui lui sont imposées.

Pourtant, jeudi matin, le président Donald Trump a indiqué en conférence de presse au Vietnam qu'il avait quitté le sommet de Hanoï avec Kim Jong-un parce que ce dernier avait demandé la fin de toutes les sanctions, ce que les États-Unis n'avaient pu accepter.

Dans une très rare conférence de presse tenue plus tard à Hanoï, deux représentants de la délégation nord-coréenne ont affirmé que Kim n'avait réclamé qu'une levée partielle des sanctions en échange d'une fermeture du principal complexe nucléaire de la Corée du Nord.

Le ministre nord-coréen des Affaires étrangères, Ri Yong-ho, a aussi dit lors de cette conférence de presse que le régime était également prêt à s'engager par écrit à une interruption permanente des tests nucléaires et de missiles balistiques intercontinentaux.

Son ministre adjoint, Choe Sun-hui, a ajouté que la justification du président Trump pour quitter le sommet sans accord avait confondu Kim Jong-un et que celui-ci aurait perdu la volonté d'en venir à des ententes avec les États-Unis.

Plus tard, un haut dirigeant du département d'État américain qui a requis l'anonymat a reconnu que la demande de Pyongyang visait à ce que Washington appuie la levée des sanctions économiques appliquées depuis mars 2016 par le Conseil de sécurité des Nations unies, et non pas celles en vigueur depuis une dizaine d'années plus tôt qui touchent les armements.

Les sanctions de l'ONU ont fait de la Corée du Nord l'un des pays les plus pénalisés du monde. Elles frappent une multitude de biens commerciaux, dont le charbon, le pétrole, les produits de la mer et les métaux.

Pour leur part, les médias officiels nord-coréens n'ont pas fait mention de la décision de Donald Trump de quitter le sommet sans accord et ont affirmé que le régime nord-coréen s'attendait à la tenue de nouveaux pourparlers dans l'avenir.

Se confiant à Reuters, un représentant du département d'État américain a jugé « plutôt constructif » le compte-rendu effectué par la presse officielle de la Corée du Nord. Une situation qui « suggère que pour eux, comme pour nous, il y amplement la possibilité de discuter », a-t-il ajouté devant les journalistes, mais sous couvert d'anonymat.

« Le dilemme auquel nous avons été confrontés est que les Nord-Coréens, à l'heure actuelle, ne sont pas disposés à un gel permanent de leurs programmes d'armes de destruction massive », a-t-il nuancé.

Quant au président Trump, il a indiqué que les divergences avec Pyongyang pourraient être surmontées avec le temps.

Trump, qui tenait son deuxième sommet avec Kim après celui de Singapour en juin dernier, a estimé jeudi que les divergences avec Pyongyang pourraient être surmontées avec le temps.

Fervent partisan d'une issue à la crise de la péninsule coréenne, le président sud-coréen Moon Jae-in, qui a rencontré Kim Jong-un à trois reprises l'année dernière, a déclaré que son administration allait « communiquer et coopérer étroitement avec les États-Unis et la Corée du Nord afin d'aider leurs discussions à aboutir par tous les moyens à un accord complet ».

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