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Soudan : huit personnes condamnées à la prison pour avoir manifesté

L'homme porte des lunettes à montures fines.

Le président soudanais Omar El-Béchir, au palais présidentiel de Khartoum

Photo : Reuters / Mohamed Nureldin Abdallah

Radio-Canada

Huit protestataires ont été condamnés à des peines de prison au Soudan pour leur participation à des manifestations interdites par le régime du président Omar El-Béchir, selon les médias officiels du pays.

Les « tribunaux d’exception » instaurés mardi par les autorités, pour réprimer les violations de l’état d’urgence, n’ont pas tardé à se remplir. Huit personnes y ont déjà été condamnées à des peines de prison.

Parmi ceux-ci, quatre manifestants ont écopé de cinq ans de détention, trois de trois ans et un de six mois pour « participation à un rassemblement interdit », selon l’agence officielle SUNA.

Le 22 février dernier, l’état d’urgence a été imposé par M. El-Béchir pour un an dans tout le pays.

Le président soudanais est confronté depuis fin décembre à des manifestations quasi quotidiennes, déclenchées par la décision du gouvernement de tripler le prix du pain, dans un pays en plein marasme économique.

El-Béchir délègue la direction de son parti

Selon un bilan officiel, 31 personnes sont mortes depuis le 19 décembre. L’ONG Human Rights Watch (HRW) évoque le chiffre de 51 morts.

Face à cette contestation populaire, le président soudanais Oumar Hassan El-Béchir a délégué vendredi matin la direction du parti du Congrès national à son adjoint Ahmed Mohamed Haroun, selon les autorités soudanaises.

Dans un communiqué, il a précisé que M. Haroun, élu cette semaine comme directeur adjoint par les membres du parti, allait disposer des pouvoirs et de l’autorité du président jusqu’à la prochaine assemblée générale du parti.

Ancien gouverneur de la province du Kordofan Nord, Oumar Haroun est recherché par la Cour pénale internationale (CPI) pour des crimes de guerre présumés du Darfour.

Avec les informations de Reuters, et Agence France Presse

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