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Des artistes de l’Île Granville dénoncent le plan de redéveloppement et une mauvaise gestion

Des clients prennent des repas dans l'espace-restauration de l'île Granville à Vancouver

L'espace-restauration de l'île Granville à Vancouver

Photo : Radio-Canada / David Horemans

Eva Uguen-Csenge

Une défenseure de longue date des artistes de l'Île Granville dénonce la « mauvaise gestion » de la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL), qui gère l'Île, et soutient qu'il existe une culture d'intimidation au sein de la communauté.

Alma Lee, une des fondatrices du festival international des écrivains de Vancouver, a écrit une lettre au ministre fédéral la Famille, des Enfants et du Développement social, Jean-Yves Duclos, qui est responsable du plan de redéveloppement de l'Île.

« L’Île Granville est mal gérée depuis longtemps et c’est très décevant de voir un trésor national se faire anéantir », dit-elle

Une femme aux cheveux gris.

Alma Lee, fondatrice du festival international d'écrivains à Vancouver a écrit dénonçant la gestion de l'Ïle Granville.

Photo : Radio-Canada / Alexandre Lamic

Elle demande au ministre d'intervenir auprès de la Société canadienne d'hypothèques et de logement, responsable de la gestion de l’Île et qui crée, selon elle, un environnement malsain pour les nouveaux et anciens artistes.

Mme Lee dit que la société utilise des stratégies d'intimidation contre les locataires de l’Île, en particulier contre les artistes.

Un sentiment partagé par Peter Braun, maître imprimeur de New Leaf Editions.

« Les gens ont peur de dire ce qui se passe sur l’Île Granville, dit-il. Parce que [la société] peut augmenter nos loyers, ou ne pas renouveler nos baux, ou nous donner des baux de plus courte durée. »

M. Braun raconte qu’il a perdu son espace de travail il y a huit mois après la découverte de moisissures par la Société canadienne d’hypothèques. Il a été déménagé dans d’autres espaces, mais ils sont trop petits pour lui permettre d’imprimer.

Modernisation de l'Île

Pour sa part, la Société souligne que le plan de redéveloppement 2040 de l’Île Granville comprend des mesures pour soutenir les artistes.

« On vient d’investir 1,7 million de dollars pour deux immeubles qui vont abriter des artistes et des locataires qui vont continuer de payer des loyers inférieurs à ceux du marché », dit Lisa Ono, responsable des affaires publiques de la Société canadienne d’hypothèques.

« La plupart des artistes de l’Île Granville sont là depuis plusieurs années et ont bénéficié de ces loyers inférieurs au marché pour la durée de leur bail, ajoute-t-elle. Donc leur inquiétude de voir les loyers augmenter n’a aucun fondement. »

Pour les commerçants comme David Izquierdo, propriétaire de l'Épicerie du marché, la mise en oeuvre du plan 2040 est une bonne nouvelle.

Selon lui, le plan 2040 apporte des modernisations nécessaires comme l’agrandissement du marché, de nouvelles terrasses extérieures et des espaces plus adaptés aux familles.

« C’est pas un redéveloppement de l'Île, c'est juste moderniser l'île et rajouter d'autres idées supplémentaires », dit M. Izquierdo. « Le projet va être concentré essentiellement de la même façon dont on fait les choses en ce moment - garder l'artisanat, avoir beaucoup d'artistes, des produits spécifiques avec beaucoup d'artisans qui fabriquent des choses sur place. »

De son côté, le bureau du ministre Duclos confirme avoir reçu la lettre de Mme Lee et indique qu'il fournira une réponse d'ici quelques jours.

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