•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Francophonie : surpopulation à l’École du Grand-Portage, en Nouvelle-Écosse

L'École du Grand-Portage, à Lower Sackville en Nouvelle-Écosse.

Photo : Radio-Canada / Peter Dawson

Radio-Canada

En Nouvelle-Écosse, la popularité du système scolaire francophone ne s'essouffle pas. L'espace se fait chaque année de plus en plus restreint dans les écoles du Conseil scolaire acadien provincial (CSAP).

C’est au tour des parents des élèves de l’École du Grand-Portage de tirer la sonnette d’alarme. Ils veulent plus d’espace pour leurs enfants.

L’École du Grand-Portage a ouvert ses portes en 2014 à Lower Sackville, une banlieue d’Halifax. En cinq ans, le nombre d’élèves inscrits a augmenté d’environ 35 %.

L'établissement accueille cette année 205 enfants.

Chantal Gradel le 28 février 2019.

Chantal Gradel, est membre du comité d'action.

Photo : Radio-Canada / Peter Dawson

Le manque d’espace saute aux yeux, relate Chantal Gradel, une mère qui est membre du Comité action pour le manque d’espace à l'École du Grand-Portage.

On est tous pris dans le petit hall d'entrée à chercher les enfants, les amener, mais on ne voit pas de jour en jour qu'est-ce qui se passe. C'est quand on commence à faire du bénévolat, qu’on va dans les salles de classe qu'on se dit : oh! mon Dieu, il manque de l'espace, raconte-t-elle.

Dans les dernières années, certains des locaux ont été convertis en salles de classe et d’autres ont été adaptés pour accueillir des services aux élèves.

Kevin Gallant.

Kevin Gallant, directeur de l'École du Grand-Portage.

Photo : Radio-Canada / Peter Dawson

Le directeur de l’école, Kevin Gallant, explique que cette solution a atteint ses limites. Il ne reste selon lui qu’un seul local qui pourrait être converti en salle de classe l’automne prochain.

Par la suite, si la croissance du nombre d’élèves se poursuit, on aura besoin d'espace plus tôt que tard, dit M. Gallant.

Selon le Conseil scolaire acadien provincial (CSAP), il n'existe pas plusieurs façons de régler ce problème.

Il y a deux manières : c'est soit la construction d'une école, ou l'agrandissement d'une école existante, résume Michel Comeau, directeur général du CSAP.

Le CSAP communique chaque année au gouvernement provincial ses besoins en matière d'infrastructures.

Cette année, sa priorité, c'est la construction d'un établissement pour la nouvelle école Mer et Monde, sur la péninsule d'Halifax. L’École du Grand-Portage est la priorité numéro deux, dit M. Comeau.

On est très, très au courant de la situation de surpopulation dans le moment, dit-il.

Le bâtiment de l'École du Grand-Portage le 28 février 2019.

L'École du Grand-Portage, à Lower Sackville en Nouvelle-Écosse.

Photo : Radio-Canada / Peter Dawson

Le défi constant pour le conseil scolaire et pour la province, selon Michel Comeau, c'est d'estimer la popularité des écoles francophones avant même leur création. Trop souvent, elles deviennent trop petites en moins de cinq ans.

Au ministère de l'Éducation de la Nouvelle-Écosse, on affirme être au courant de la situation de l'École du Grand-Portage, mais on affirme que l'établissement n'a pas encore atteint sa capacité maximale.

D’après le reportage d’Olivier Lefebvre

Nouvelle-Écosse

Francophonie