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Journée internationale des femmes : la construction, un univers encore à conquérir

Marie-Ève Lebeau, élève en menuiserie-charpenterie au Centre de formation professionnelle 24-Juin découpe de la laine minérale pour un examen pratique d'isolation de murs.

Marie-Ève Lebeau, élève en menuiserie-charpenterie au Centre de formation professionnelle 24-Juin

Photo : Radio-Canada / Guylaine Charette

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Journée internationale des femmes permet souvent de faire le bilan des avancées dans le monde du travail. Si les femmes ont investi peu à peu toutes les sphères du marché de l'emploi, elles sont encore très peu nombreuses sur les chantiers de construction. Elles représentent moins de 2 % de la main-d'œuvre.

Marie-Ève, Rebecca et Alexandra aimeraient grossir les rangs de l'industrie. Elles étudient en charpenterie-menuiserie. Minoritaires dans un univers d'hommes, elles foncent.

Il y a dix ans à peine, le Centre de formation professionnelle 24-juin n'accueillait aucune femme au sein de ses différents programmes reliés aux métiers de la construction. Les choses ont changé, doucement mais sûrement. Pour l'année 2018-2019, sur 128 élèves inscrits en charpenterie-menuiserie, 6 sont des femmes.

Marie-Ève Lebeau est l'une d'elles. Après avoir travaillé comme soudeuse sur des chantiers de construction et avoir passé son enfance avec son père et son grand-père dans des ateliers de menuiserie, elle s'est finalement engagée dans un parcours scolaire avec l'intention de décrocher un diplôme en charpenterie-menuiserie. Le jour de notre rencontre, elle passait un examen pratique. Mission : isoler des murs.

Partir du matériau brut, le travailler et voir le résultat, c'est une grande fierté, un accomplissement. Tu es capable de te débrouiller. Tu ne dépends de personne.

Une citation de : Marie-Ève Lebeau, élève en charpenterie-menuiserie

Rebecca Lemieux, une camarade de classe, exprime le même enthousiasme : J'adore ça! Comment faire un mur, un plancher. C'est vraiment intéressant. C'est ce que je veux faire dans la vie, raconte-t-elle. Pour les deux femmes, ce rêve a mis du temps à se réaliser... Après quelques détours, elles se sont lancées.

Ça me rend heureuse!

Le défi, c'est de se faire soi-même à l'idée, de ne pas écouter les commentaires négatifs des gens qui essaient de te décourager. Il faut écouter son cœur. Moi, ça me rend heureuse!

Une citation de : Marie-Ève Lebeau, élève en charpenterie-menuiserie

Le grand saut

Si l'élan est là, la partie n'est pas gagnée pour autant. Le début de la formation a été éprouvant pour Rebecca Lemieux, qui a amorcé en août une nouvelle aventure en charpenterie-menuiserie. Ses craintes se sont toutefois vite dissipées.

Rebecca Lemieux, élève en menuiserie-charpenterie isole un mur. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Rebecca Lemieux, élève en menuiserie-charpenterie

Photo : Radio-Canada / Guylaine Charette

Au début de l'année, des fois j'avais envie de tout lâcher. Tu te questionnes si tu es faite pour ce métier. Finalement, j'ai pris le dessus. C'est vraiment ce que je veux faire, se rappelle Rebecca.

Alexandra Phaneuf-Luc vient de commencer sa formation en janvier, après avoir complété ses études au cégep. Elle n'avait jamais vraiment touché à des outils.

J'adore ça! Apprendre comment faire un mur, un plancher. C'est vraiment intéressant. C'est ce que je veux faire dans la vie. C'est sûr que je dois travailler plus que les autres, mais le groupe est super, raconte-t-elle.

C'est avec un large sourire qu'elle exhibe sa première œuvre : une planche à découper. Pour celles qui hésiteraient à se lancer, les élèves ont ces mots.

Tout est ouvert aux femmes. Si tu as envie de faire ça et que tu te sens prête, vas-y, fonce!

Une citation de : Marie-Ève Lebeau, élève en charpenterie-menuiserie

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