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Émeute de Shippagan en 2003 : « On était 2 policiers contre 50 »

En mai 2003, Shippagan a été le théâtre d'une émeute.

En mai 2003, Shippagan a été le théâtre d'une émeute.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L'ancien policier Michel Boissonnault était de retour à la barre des témoins jeudi matin pour le procès de la GRC dans l'affaire de l'émeute de Shippagan de 2003. Il a reconnu que les policiers n'étaient pas assez nombreux pour intervenir.

Le 3 mai 2003, à Shippagan, des casiers de pêche de crabe des neiges brûlent. Une cinquantaine de manifestants sont sur place et seulement deux policiers les surveillent, dont Michel Boissonnault.

Ce matin-là, c’est ce qu’on avait. On avait deux membres, reconnaît-il, questionné sur les faits près de 16 ans plus tard, lors du procès de la Gendarmerie royale du Canada.

On n’était pas nombreux. On n’est pas formés pour entrer dans un endroit comme ça pour arrêter des gens. C’était trop risqué.

Une citation de Michel Boissonnault, ancien policier

Les quelques policiers sur place à Shippagan le 3 mai 2003 ont donc assisté, impuissants, à la destruction des casiers de pêche au crabe et des bateaux autochtones. L’escouade antiémeute était en route.

Edmond Martin, employé du ministère des Pêches et des Océans, ainsi que Gerry Locke, inspecteur de la GRC, maintenant tous deux retraités, ont aussi témoigné jeudi après-midi. Les deux assurent avoir été mis au courant des menaces d’émeute dès le 2 mai. Ils affirment avoir avisé leurs supérieurs. La GRC et le ministère étaient donc au courant que des manifestants prévoyaient mettre le feu à des bateaux, selon les deux témoins.

Rappel des faits

Le 2 mai 2003, une foule en colère brûle quatre bateaux de pêche et des centaines de casiers de pêche au quai de Shippagan. Des pêcheurs dénoncent la décision du gouvernement fédéral d'accorder une part permanente du quota de crabe des neiges à des Autochtones et à des pêcheurs côtiers.

Quand la fumée se dissipe, il ne reste plus que des cendres de l'usine et d'un entrepôt que vient d'acheter l'entreprise de Terre-Neuve-et-Labrador, Daley Brothers.

Près de 16 ans plus tard, les avocats d'un syndic de faillite réclament 38 millions de dollars à la GRC. Deloitte a pris le relais de Daley Brothers, qui a fermé ses portes depuis les événements de 2003. Le syndic réclamait aussi 50 millions de dollars à la Ville de Shippagan. En octobre, les deux parties ont conclu un accord à l'amiable.

Avec les informations de Michel Nogue et Gabriel Garon

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