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Projet de loi C-69 : « Ottawa ne comprend pas », dit Rachel Notley

Une femme aux cheveux au carré sourit. Elle se tient devant plusieurs personnes.

Rachel Notley devant le Comité sénatorial de l'énergie, de l'environnement et des ressources naturelles.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Radio-Canada

« Le projet de loi C-69 ne fonctionne pas pour l'Alberta dans sa forme actuelle. » C'est ainsi que la première ministre de l'Alberta, Rachel Notley, a résumé sa position devant le Comité sénatorial de l'énergie, de l'environnement et des ressources naturelles, qui examine le projet de loi C-69.

Ce projet de loi vise à modifier la manière dont les grands projets d’infrastructure sont évalués, mais il a essuyé de nombreuses critiques depuis son dépôt.

La première ministre a ainsi noté que cela n'avait pas de sens pour le gouvernement fédéral d’acheter le pipeline Trans Mountain si Ottawa fait virtuellement tout ce qui est en son pouvoir pour bloquer la construction des infrastructures nécessaires.

Même si elle compte parmi les détracteurs du projet de C-69, Rachel Notley a cependant affirmé qu’elle ne souhaite pas un retrait complet du projet de loi sur l’évaluation d’impact. Le système actuel est déficient, selon elle.

Nous ne pouvons pas remplacer un système qui ne fonctionne pas par un autre qui ne fonctionnera pas.

Rachel Notley, première ministre de l'Alberta

Le projet de loi C-69 ajoute cependant de l’incertitude pour ce qui est des projets énergétiques et des investissements, selon la première ministre de l'Alberta. Certains des critères [d’évaluation] dans ce projet de loi sont une invitation à des contestations judiciaires sans fin, dit-elle.

Les doléances de l'Alberta

Mme Notley a présenté une série d’amendements qui, selon elle, améliorera le système d’évaluation. Elle souhaite ainsi que de nombreux projets comme le raffinage et la pétrochimie soient exclus de la portée du projet de loi C-69.

Les retombées économiques et sociales des projets devraient également être un critère clairement écrit et de plus grande importance, selon le gouvernement albertain. Les autres critères devraient également faire l’objet de plus de clarté.

Rachel Notley souhaite également que tous les projets albertains sous l’égide du plan provincial de lutte contre les changements climatiques soient exclus de l’évaluation fédérale.

Pour sa part, le chef de l'opposition officielle en Alberta, Jason Kenney, plaide pour l'élimination de ce projet de loi, qu'il a surnommé projet « fin des pipelines ».

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