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Augmentation de la pauvreté chez les enfants en Nouvelle-Écosse

Un enfant triste dans l'entrée d'une maison.
Le salaire minimum de la province, établi à 11 $ l'heure le 1er avril 2018, est l'un des plus bas au pays. Photo: iStock
Radio-Canada

De nouveaux chiffres de Statistique Canada montrent une augmentation du taux de pauvreté infantile en Nouvelle-Écosse. La situation est « vraiment inquiétante », assure la sous-ministre des Services communautaires de la Nouvelle-Écosse, Lynn Hartwell.

La Nouvelle-Écosse est la seule province avec une augmentation considérable du taux de pauvreté chez les personnes de moins de 18 ans. Il est passé de 14 % en 2016 à 17 % en 2017.

Le taux de pauvreté infantile a notamment augmenté au sein des familles où les deux parents sont présents, passant de 13,8 % en 2016 à 16,8 % en 2017. Pourtant, le gouvernement fédéral a fourni 600 millions de dollars à la Nouvelle-Écosse en déduction d’impôts pour les familles.

Le Québec a aussi vu ces taux augmenter, mais par moins d’un point de pourcentage.

La tendance des 10 dernières années allait pourtant dans la bonne direction en Nouvelle-Écosse, assure Lynn Hartwell. Nous ne nous y attendions pas, dit-elle en référence à cette hausse de la pauvreté infantile. Il y aurait donc quelque chose qui a changé dernièrement, et le gouvernement a l’intention de découvrir ce que c’est, assure-t-elle.

Ça déclenche une alarme, lance-t-elle. On doit s’assurer que nos programmes ne font pas en sorte qu’on se concentre sur un type de famille plus qu’un autre. Je ne pensais pas que c’était le cas, mais ces chiffres me poussent à me poser des questions. Nous allons donc examiner cela.

Selon Lynn Hartwell, le ministère des Finances a contacté Statistique Canada pour obtenir plus d’information pour comprendre ce changement soudain dans la tendance de la pauvreté infantile dans la province.

Pas une surprise pour tous

JoAnna LaTulippe-Rochon, directrice du centre de ressources Cape Breton Family Place, n’est pas surprise.

L’organisme travaille auprès d’environ 2700 familles dans 45 communautés au Cap-Breton. Le nombre de personnes demandant son aide diminue, mais les difficultés des personnes dans le besoin s’intensifient.

Elles ont de plus en plus de mal à joindre les deux bouts à la fin du mois.

JoAnna LaTulippe-Rochon, directrice du centre de ressources Cape Breton Family Place

Même au sein des familles où les deux parents travaillent, il arrive qu’ils aient du mal à acheter suffisamment de nourriture et payer toutes les factures, explique JoAnna Latulippe-Rochon. C’est notamment parce que les deux parents ont des emplois au salaire minimum.

C’est difficile de faire un budget avec de l’argent que vous n’avez pas. Si ça vous prend 1000 $ pour tout payer, mais que vous n’avez que 800$, vous ne pouvez pas inventer le 200 $ manquant.

Pour une augmentation du salaire minimum

Le chef du Nouveau Parti démocratique du Nouveau-Brunswick, Gary Burrill, assure que ces chiffres sont le résultat de la performance économique du gouvernement.

Lui non plus n’est pas surpris, étant donné la réticence du gouvernement à imposer certaines mesures comme le contrôle des loyers et une augmentation du salaire minimum et de l’aide sociale. Il réitère d’ailleurs sa demande pour une hausse du salaire minimum à 15 $ de l’heure.

Le chef du Parti conservateur, Tim Houston, a aussi dit que les citoyens méritent d’être payés un salaire équitable, sans préciser quel serait le montant d’un salaire minimum équitable.

Avec les informations de Michael Gorman de CBC

Nouvelle-Écosse

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