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L'entreprise Marmen recrute en Colombie pour pallier la pénurie de main-d'oeuvre

Fabrication d'un char d'assaut à l'usine Marmen de Trois-Rivières
Des employés travaillent à la fabrication d'un char d'assaut à l'usine Marmen de Trois-Rivières. (Archives) Photo: Marmen
Radio-Canada

L'entreprise manufacturière Marmen, qui a des installations à Trois-Rivières, à Matane ainsi qu'au Dakota du Nord, aux États-Unis, attend dans le prochain mois une trentaine de travailleurs recrutés en Colombie pour combler ses besoins de main-d'oeuvre.

Ces futurs employés ont été trouvés lors d’une mission de recrutement en Colombie en septembre dernier. Marmen s’apprête à retourner en Colombie pour une autre mission du même type.

La vice-présidente aux ressources humaines et aux communications de Marmen, Annie Pellerin, a expliqué que l’entreprise s’est tournée vers l'étranger depuis déjà plusieurs années pour dénicher des employés. Elle a organisé des missions de recrutement dans divers pays, dont le Nicaragua et la Tunisie.

La situation est très difficile, ça fait plusieurs années qu’on la sent, a expliqué Annie Pellerin au micro de Facteur matinal. Nous recevons beaucoup de candidatures québécoises, mais il reste que quand nous avons beaucoup d’embauches à faire dans un délai très rapide, d’aller à l’extérieur nous permet d’avoir de la main-d’oeuvre extrêmement qualifiée.

Des travailleurs qualifiés avant même leur arrivée au Québec

Les candidats embauchés en Colombie, pour la plupart des soudeurs et des machinistes de métier, possèdent déjà la formation nécessaire pour le poste qu’ils occuperont au sein de Marmen.

Des tours d'éoliennes à l'usine Marmen de Trois-RivièresDes tours d'éoliennes à l'usine Marmen de Trois-Rivières Photo : ICI Radio-Canada/Claude Brunet

La VP aux ressources humaines mentionne que leurs connaissances techniques sont évaluées avant leur embauche, mais qu’il arrive qu’une formation d’appoint leur soit offerte à leur arrivée au Québec.

La trentaine de Colombiens attendus à la fin mars ou au début avril seront jumelés à un employé de l’entreprise qui parle espagnol. L’entreprise leur a trouvé des logements meublés et leur offrira des cours de français.

Le taux de rétention de ces travailleurs est bon, selon Annie Pellerin. Quelques-uns repartent pour des raisons familiales, mais bon nombre d’entre eux finissent par faire venir leur famille et s’installer à long terme. 

Mieux promouvoir les formations professionnelles au Québec

Annie Pellerin croit que le gouvernement du Québec et les établissements de formation devraient en faire plus pour promouvoir les programmes de formation professionnelle.

Le problème, c’est qu’ils n’annoncent pas assez ce type de formation là. Un mécanicien, on a une idée de ce que ça fait, mais un machiniste, ce n’est pas aussi facile à comprendre.

Annie Pellerin, VP aux ressources humaines et aux communications à Marmen

L’entreprise Marmen emploie 1000 personnes à Trois-Rivières et 200 à Matane. Elle travaille dans le domaine de l’usinage dans différents secteurs, dont l’énergie éolienne, l’industrie pétrolière et la fabrication de turbines.

Mauricie et Centre du Québec

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