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Obstétrique à La Sarre : l'Abitibi-Ouest attendait le CISSS-AT de pied ferme

300 personnes sont assises pour une rencontre d'information.

Plus de 300 personnes ont assisté à la rencontre organisée par le CISSS-AT.

Photo : Radio-Canada / Jean-Marc Belzile

Radio-Canada

Les citoyens de l'Abitibi-Ouest se sont mobilisés en grand nombre pour réclamer la réouverture de l'unité d'obstétrique à La Sarre. Celle-ci est fermée depuis le 21 février pour une durée indéterminée en raison d'un manque d'infirmière et le Centre intégré de santé et de services sociaux ne peut toujours pas dire pour combien de temps.

Ce n'est pas permanent, on ne va pas fermer le département d'obstétrique, a affirmé dès le départ le président directeur général du CISSS-AT, Yves Desjardins qui tenait à rassurer les gens d’Abitibi-Ouest, mais ce n'était pas suffisant pour les gens sur place.

Enceinte de 33 semaines, Miranda Dessureault a rapidement questionné directement Yves Desjardins.

C'est facile de dire aujourd'hui, voici pourquoi, mais on n’a pas écouté depuis cinq ans les recommandations qui ont été faites alors, moi, je me dis si on avait écouté ces gens-là, la fermeture n’aurait peut-être pas eu lieu.

Miranda Dessureault, femme enceinte d'Abitibi-Ouest

Plusieurs ont ensuite pris la parole tour à tour. La chef de l’unité d’obstétrique, docteure Kim Beauregard-Lepage, a réitéré que le CISSS-AT ne consulte personne. Elle assure que la fusion des départements de médecine chirurgie et d’obstétrique en 2011 a fait en sorte que les infirmières ont quitté.

Une femme avec un micro s'adresse à une foule. Un homme de dos l'écoute aussi.

La chef du département d'obstétrique, Kim Beauregard-Lepage, réclame que le département de médecine chirurgie ne soit plus fusionné avec celui d'obstétrique.

Photo : Radio-Canada / Jean-Marc Belzile

Elle demande que le CISSS-AT revienne sur cette décision.

Oui, vous dites : ''on veut former plus de monde'', mais où allez-vous les chercher? Quel est votre plan de match de recrutement? Parce que vous n’êtes jamais capable de le dire, ajoute Kim Beauregard-Lepage en s'adressant à Yves Desjardins.

On a huit infirmières en poste, il nous en faut 14 pour ouvrir à nouveau. On a fait des annonces partout au Québec pour recruter du monde, a répondu Yves Desjardins

Sa collègue, la docteure Sabrina Paradis a aussi pris la parole

Oui, c'est vrai, ça n’avait pas de bon sens, mais ça c'est causé par la fusion et par les problèmes de gestion, mais à la base ça fait des années qu'on se bat pour que ça change et ça change pas.

Sabrina Paradis, docteure à La Sarre
Une femme avec un micro parle à un homme devant lui avec une foule qui regarde.

La docteure Sabrina Paradis s'adressant au PDG du CISSS-AT, Yves Desjardins lors de la rencontre d'information.

Photo : Radio-Canada / Jean-Marc Belzile

Des infirmières, une ambulancière, des représentants de syndicats et plusieurs autres se sont succédé pour réclamer aussi que l'unité d'obstétrique ne soit plus fusionnée avec celui de médecine chirurgie, mais le PDG du CISSS-AT, Yves Desjardins, assurait que c’est impossible.

Les endroits qui réussissent à passer à travers la pénurie de personnel actuellement sont les endroits qui ont fait la fusion, dit-il. Tous les endroits qui ont généré une unité spécifique de gynéco-obstétrique sont en pénurie majeure au Québec.

Le CISSS-AT accepte d'écouter les propositions

Yves Desjardins a finalement accepté de créer un comité dès cette semaine qui sera formé notamment de deux femmes enceintes, un docteure et deux infirmières, un représentant de la Ville de La Sarre ainsi qu'une personne de la MRC d'Abitibi-Ouest.

Il a également promis de tenir une nouvelle rencontre publique mercredi prochain le 6 mars afin de leur présenter en détail les pour et les contre de séparer les départements de médecine chirurgie et d'obstétrique.

Abitibi–Témiscamingue

Établissement de santé