•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une Première Nation poursuit Enbridge après l’explosion d’un gazoduc à Prince George

Les deux sont en costumes noirs, assis côte à côte à une table lisant la déclaration de poursuite civile contre Enbridge.

Le conseiller juridique de la Première Nation Lheidli T’enneh, Malcolm Macpherson, (à gauche) et le chef de la Première Nation Lheidli T’enneh, Dominic Frederick, (à droite)

Photo : Facebook Nation de Lheidli T’enneh

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Première Nation Lheidli T'enneh intente une poursuite civile devant la Cour suprême de la Colombie-Britannique contre Enbridge à la suite de l'explosion d'un gazoduc, près de Prince George, en octobre dernier. L'injonction exige l'interdiction de l'exploitation des gazoducs et le démantèlement immédiat de ceux qui se trouvent sur leur territoire à cause du danger qu'ils représentent.

Un texte de Nora Chabib

Au nom de tous ses membres, le chef de la Première Nation Lheidli T’enneh, Dominic Frederick, reproche à Enbridge de manquer à ses obligations de sécurité et de mettre en danger la vie des personnes installées sur le territoire où se trouvent ses gazoducs.

Selon Dominic Frederick, la population qui a vécu l’explosion souffre encore de cauchemars et a peur qu’elle ne se reproduise.

Des familles ont senti la chaleur de l’explosion qui a fait trembler les fenêtres et recouvert les maisons de cendres.

Une citation de : Dominic Frederick, chef de la Première Nation Lheidli T’enneh

De son côté, Enbridge répond que le gaz transporté est utilisé pour chauffer des maisons, des hôpitaux, des entreprises et des écoles. « Il n’est pas dans l’intérêt public de cesser d’exploiter une infrastructure énergétique essentielle dont des millions de personnes en Colombie-Britannique [entres autres] dépendent tous les jours », ajoute-t-elle.

Le conseiller juridique de la Première Nation Lheidli T’enneh, Malcolm Macpherson, déclare que cette dernière n’a pas été consultée par la multinationale depuis l’explosion et que les pipelines continuent d’être utilisés, alors que le problème à l’origine de la rupture n’a pas encore été résolu.

La société n’a pas présenté d’excuses, ni de restitution des dommages causés .

Une citation de : Malcolm Macpherson, conseiller juridique de la Première Nation Lheidli T’enneh

Alors que la compagnie assure qu'elle travaille en collaboration avec la Première Nation Lheidli T’enneh, depuis octobre dernier, pour régler la situation, le chef Dominic Frederick soutient, pour sa part, qu’aucune rencontre officielle n’a eu lieu jusqu’à maintenant.

Nous avions prévu une rencontre avec Enbridge ici, mais, la veille, elle a annulé et choisi de ne pas nous rencontrer

Une citation de : Dominic Frederick, chef de la Première Nation Lheidli T’enneh

Enbridge rétorque que la Première Nation Lheidli T’enneh a participé à une séance de compte rendu sur l’intervention d’urgence après l’incident aux côtés de l’Office national de l’énergie et des services d’intervention d’urgence, le 21 novembre.

Enbridge ajoute qu’elle s'est « engagée à renforcer les relations avec les communautés autochtones, notamment la Première Nation Lheidli T'enneh ».

Nous avons informé la Première Nation Lheidli T'enneh de l'incident du pipeline après 9 minutes et avons immédiatement commencé à fournir un soutien à la communauté.

Une citation de : Extrait d'un communiqué d'Enbridge

Dominic Frederick pense que l’attitude de la société équivaut à manquer de respect envers sa communauté.

Il estime de plus que, en excluant les membres de la Première Nation Lheidli T’enneh du processus d'enquête, Enbridge va à l’encontre des valeurs défendues par le principe de réconciliation avec les Premières Nations.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !