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Du verre recyclé dans l’abrasif pour les routes à Grande-Rivière

Camion qui épand de l'abrasif sur une route.

L'abrasif épandu sur les routes de Grande-Rivière contient 20 % de verre recyclé.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Depuis cet hiver, la Ville de Grande-Rivière utilise 20 % de verre recyclé dans sa recette d'abrasif pour déglacer ses 32 kilomètres de routes municipales. La Municipalité participe à un projet pilote avec la Régie des matières résiduelles de la Gaspésie et Éco Entreprise Québec pour valoriser et donner une seconde vie aux bouteilles et contenants de verre qui se retrouvent dans les bacs de recyclage.

Le Centre de tri de Grande-Rivière fait partie de cinq centres de la province qui ont été choisis pour tester des équipements, afin de récupérer et de réutiliser du verre. Il peut servir comme paillis, abrasif, ou comme ajout au ciment.

Des particules de verre mélangées à l'abrasifAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des particules de verre mélangées à l'abrasif

Photo : Radio-Canada

Pour le directeur général de la Ville de Grande-Rivière, Kent Moreau, le verre recyclé représente à la fois une solution écologique, efficace et économique.
Le verre a plusieurs couleurs qui ont des propriétés différentes. Par exemple, le vert pâle s’agrippe sur la glace, ce qui fait que les voitures dérapent moins, explique-t-il.

Kent Moreau, directeur général de la Ville de Grande-RivièreAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Kent Moreau, directeur général de la Ville de Grande-Rivière

Photo : Radio-Canada

Cette mesure permet à la Municipalité de faire des économies. On a fait beaucoup d’entourloupettes pour faire en sorte que le prix de la collecte des ordures et des matières recyclables ne dépasse les 230 $ par année, mentionne le directeur.

Ces projets pilotes ont permis de constater qu'il est possible de récupérer 100 % du verre qui est recyclé dans la province par les citoyens, estime Éco Entreprise Québec.

Du côté de la Matapédia, par contre, les élus trouveraient toutefois plus efficace d'investir dans la consignation et la réutilisation des bouteilles.

Bouteilles  de verre au centre de tri.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La consignation des bouteilles de vin est de plus en plus réclamée.

Photo : Radio-Canada

Mais, la directrice générale du Centre de tri de Grande-Rivière, Nathalie Drapeau émet certains bémols.

 Nathalie Drapeau, directrice générale du Centre de tri de Grande-RivièreAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Nathalie Drapeau, directrice générale du Centre de tri de Grande-Rivière

Photo : Radio-Canada

Ça ne va pas régler notre problème de transformation et de récupération du verre parce que dans le bac bleu, il y a 50 % de bouteilles de vin, constate-t-elle. [De toute façon], il va falloir continuer de traiter l’autre 50 % de verre. Donc tant qu’à s’équiper, on est aussi bien de s’équiper d’équipement de transformation du verre.

Le centre de tri de Grande-RivièreAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le centre de tri de Grande-Rivière

Photo : Radio-Canada

Éco Entreprise Québec estime qu'il faudrait investir 50 millions de dollars pour recycler le verre au Québec, notamment pour acheter les équipements nécessaires pour l'ensemble des 23 centres de tri de la province.

Avec les informations de Martin Toulgoat

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