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La pression s'accentue en faveur d'une enquête publique sur le blanchiment d'argent

Des billets de 10, 20, 50 et 100 dollars empilés.
Une enquête publique sur le blanchiment d'argent est demandée par des alliés du gouvernement de la Colombie-Britannique et des représentants municipaux. Photo: CBC
Timothé Matte-Bergeron

La pression s'accentue sur le gouvernement néo-démocrate de John Horgan de la part de représentants municipaux et d'alliés du parti pour que Victoria lance une enquête publique sur le blanchiment d'argent dans la province.

Andrew Weaver, le chef du Parti vert de la Colombie-Britannique, dont l’appui est essentiel au maintien au pouvoir du gouvernement du Nouveau Parti démocratique (NPD), est le dernier en date à avoir ajouté sa voix à ceux qui réclament une enquête.

« Le temps pour la faire, c’est maintenant, a-t-il affirmé mardi. Ces choses prennent du temps, coûtent cher, et plus tôt on va de l’avant, plus vite on aura des solutions. »

Andrew Weaver ajoute qu'il favorise une commission d’enquête semblable à la commission Charbonneau, qui a enquêté sur la collusion et la corruption dans l’industrie de la construction au Québec.

« La commission Charbonneau s’était restreinte à faire des recommandations en matière de politiques, alors que les aspects criminels étaient laissés aux enquêtes policières, soutient-il. On peut faire ça en Colombie-Britannique. »

Son intervention fait suite à la prise de position de plusieurs représentants municipaux.

Vancouver, Victoria et Richmond favorables à une enquête

Le conseil municipal de Vancouver a voté unanimement en faveur d’une enquête publique sur le blanchiment d’argent et son « lien » avec le crime organisé, la crise des surdoses et les prix élevés de l’immobilier, le 13 février.

« Le blanchiment d’argent est un problème à l’échelle de la province, mais il y a des effets réels à Vancouver », affirme la conseillère Christine Boyle, qui a présenté la motion.

Les villes de Victoria et de Richmond appellent aussi à une enquête publique, tout comme le maire de Port Coquitlam, Brad West.

Para ailleurs, en janvier, le syndicat des employés du gouvernement (BCGEU) a aussi décidé d’appuyer une telle commission.

« Les liens entre le crime organisé, le fentanyl et le blanchiment d’argent, qui ont fait monter en flèche les prix dans le marché immobilier, ne peuvent pas rester non examinés », a soutenu la présidente du syndicat, Stephanie Smith, dans un communiqué.

Un rapport prévu au mois de mars

Le gouvernement de John Horgan n’écarte pas définitivement la possibilité de lancer une enquête publique, mais le ministre de la Justice, David Eby, ainsi que le premier ministre ont affirmé attendre la publication d’un second rapport sur le blanchiment d’argent avant de prendre une telle décision.

L’enquêteur indépendant, Peter German, a déjà déposé un rapport accablant en juin 2018 sur le blanchiment d’argent dans les casinos de la province. Son deuxième rapport, attendu en mars prochain, se penche plutôt sur l’immobilier, les courses de chevaux et le marché des voitures de luxe.

Avec des informations de Tanya Fletcher, CBC News

Colombie-Britannique et Yukon

Politique provinciale